Burkina Faso / Souveraineté climatique : Le pays se dote d’un outil de prévision avancé pour anticiper les risques.

Le Burkina Faso a commémoré ce lundi 23 mars 2026 la 76e Journée météorologique mondiale, placée sous le thème « Observer aujourd’hui, protéger demain ». Cette célébration annuelle, qui se tient à l’instar de la communauté internationale, a été mise à profit pour dresser l’état des lieux de l’impact des changements climatiques sur les activités humaines et pour marquer une avancée significative dans les actions de développement entreprises par le pays en matière de prévention des risques.

L’événement a été marqué par une cérémonie à Ouagadougou au cours de laquelle le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité, Émile Zerbo, a procédé à l’inauguration d’une salle de prévision et de veille au profit de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM). La cérémonie a également enregistré la présence de délégations venues du Mali et du Niger, témoignant de l’importance de la coopération régionale face aux défis climatiques partagés.

Conçue pour consolider le dispositif national de prévention des risques climatiques, cette nouvelle infrastructure vise à renforcer significativement les capacités d’anticipation et de suivi des phénomènes météorologiques. Elle constitue un maillon essentiel dans la chaîne de production d’informations fiables au service des populations et des décideurs.

Dans son intervention, le ministre d’État Émile Zerbo a dressé un bilan des efforts consentis par le gouvernement burkinabè dans ce secteur stratégique. Il a indiqué que le Burkina Faso dispose désormais d’un réseau conséquent composé de 260 stations automatiques, de plus de 140 stations classiques et d’une dizaine de stations de détection de la foudre. « Ce dispositif constitue un pilier de la souveraineté nationale en matière climatique », a-t-il affirmé, réaffirmant la nécessité de poursuivre le renforcement des capacités nationales pour faire face aux aléas climatiques.

La directrice générale de l’ANAM, Mariam Tidiga, a pour sa part souligné l’apport technique déterminant de cette salle de veille. Selon elle, cet équipement permettra de franchir un cap décisif dans la qualité des services météorologiques, en améliorant la précision et la fiabilité des prévisions mises à la disposition des usagers, qu’il s’agisse des services de sécurité, des agriculteurs ou de la population en général.

Grâce à cette infrastructure modernisée, les techniciens seront désormais en mesure de produire des alertes et des informations météorologiques jusqu’à 72 heures avant la survenue d’un événement. Cette capacité d’anticipation renforcée ouvre la voie à une meilleure protection des vies et des biens, consolidant ainsi la résilience du pays face aux défis climatiques.

Amen K.

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