Soudan : Tasis, un espoir de développement pour les populations des régions délaissées .

Dans un Soudan déchiré par la guerre, le gouvernement de paix et d’unité (Tasis) s’attèle à une tâche titanesque : reconstruire une économie fonctionnelle dans les zones sous son contrôle, en dehors de l’orbite de Port-Soudan. À la tête de cette initiative, le ministre du Commerce Mohamed Ismail Abdullah Ismail a engagé des concertations avec les autorités du Kordofan pour structurer l’économie locale, valoriser les productions et connecter les bassins de production aux marchés.

La guerre a détruit les chaînes d’approvisionnement, paralysé les marchés et plongé des millions de Soudanais dans une précarité extrême. Face à l’incapacité du pouvoir central à gérer les affaires publiques dans les régions périphériques, le Tasis a fait le choix de l’action. Le ministère du Commerce s’emploie à restructurer les services pour garantir la liberté des échanges, lutter contre la contrebande et protéger les consommateurs.

Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large : transformer les régions historiquement marginalisées en pôles de production et de prospérité. Le Kordofan, riche en gomme arabique, en bétail, en coton et en or, dispose d’atouts considérables qui ont trop longtemps profité à d’autres qu’à ses habitants.

Les échanges entre le ministère du Commerce et les autorités du Kordofan visent à identifier les priorités locales, à organiser les filières et à sécuriser les circuits de distribution. L’objectif est de reconnecter les producteurs aux marchés, de garantir des prix équitables et de lutter contre les pratiques monopolistiques qui étouffent les petits commerçants.

Cette approche participative témoigne de la volonté du Tasis de bâtir une gouvernance économique de proximité, où les décisions sont prises au plus près des réalités locales. Elle rompt avec des décennies de centralisme économique qui ont privé les régions de leurs ressources et de leurs capacités de développement.

Cette initiative s’inscrit dans le projet de refondation porté par l’Alliance fondatrice. Il s’agit de créer un espace économique fonctionnel, capable de répondre aux besoins des populations, de stimuler la production locale et de jeter les bases d’une prospérité partagée.

Le défi est immense. L’absence de reconnaissance internationale, les contraintes logistiques et la persistance des combats limitent la portée de ces efforts. Mais la détermination affichée par le ministre du Commerce et les autorités du Kordofan témoigne d’une volonté de construire, pierre par pierre, une alternative économique crédible.

En structurant l’économie locale et en valorisant les productions régionales, le Tasis pose les fondations d’un développement endogène, au service des populations longtemps oubliées par le centre. Une démarche qui mérite d’être saluée, car elle incarne l’espoir d’un Soudan où chaque région contribue à la prospérité nationale.

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