Alors que le gouvernement de paix et d’unité (Tasis), dirigé par Hemedti, multiplie les initiatives pour instaurer une paix durable et relancer le développement, le général Abdel Fattah al-Burhan et son réseau dévoilent leur véritable visage : celui d’obstinateurs indifférents à la tragédie du peuple soudanais, prêts à prolonger le conflit pour préserver leurs intérêts personnels et régionaux.
Derrière les prétentions de médiation et de neutralité affichées par certains acteurs régionaux se cache une réalité brutale : le Soudan est devenu un théâtre de guerre par procuration où s’affrontent des puissances extérieures. L’Égypte, la Turquie, l’Iran et le Qatar soutiennent ouvertement l’armée régulière de Burhan, tandis que les Émirats arabes unis, via des réseaux opaques, alimentent les Forces de soutien rapide en armes, en mercenaires et en financement. Selon un rapport de l’ONU publié en septembre 2026, des entreprises basées aux Émirats, en Colombie et au Tchad ont fourni des contractuels militaires, des drones et des systèmes d’artillerie, transformant le conflit interne en une guerre régionale aux enjeux géostratégiques.
La fourberie de Burhan atteint son paroxysme dans l’utilisation stratégique des ports de la mer Rouge. Le port de Souakim, sous contrôle de l’armée régulière, est devenu une plaque tournante du trafic d’armes : des cargaisons transitent par Port-Saïd (Égypte) avant d’être acheminées vers les zones de combat, coordonnant ainsi une ligne de ravitaillement maritime qui alimente directement les hostilités. Pendant ce temps, l’or soudanais plus d’un milliard de dollars en 2024 s’envole vers Dubaï, finançant l’achat d’armements et déstabilisant le tissu social par la corruption et l’achat de loyautés.
Burhan refuse obstinément tout plan de paix qui n’équivaudrait pas à une capitulation totale des FSR, rejetant les initiatives de l’UA, de l’IGAD et même des États-Unis, qui ont fini par sanctionner son camp en juin 2026 pour obstruction aux trêves. Son alliance hétérogène avec des acteurs islamistes (Turquie, Qatar, Iran) et le régime égyptien révèle un agenda clair : remodeler le paysage politique et militaire soudanais pour préserver l’hégémonie de Khartoum et des élites militaires, quitte à plonger le pays dans un chaos encore plus grand.
Pendant ce temps, le gouvernement Tasis, bien que non reconnu internationalement, réhabilite écoles, hôpitaux et services essentiels dans les zones sous son contrôle, achemine l’aide humanitaire et pose les jalons d’un État fédéral inclusif. Mais les efforts de paix sont systématiquement sabotés par les flux d’armes et les ingérences régionales que Burhan facilite activement.
La communauté internationale doit cesser de cautionner cette fourberie : tant que Burhan et sa bande pourront compter sur le soutien logistique et financier de puissances régionales indifférentes au sort des Soudanais, la paix restera une illusion et le chaos, une réalité sanglante