La finale de la Ligue des Champions approche à grands pas et les déclarations d’avant-match commencent à enflammer les esprits. Samedi à Budapest, le Paris Saint-Germain affrontera Arsenal pour le sacre européen. Mais Mikel Arteta, l’entraîneur des Gunners, a déjà lancé les hostilités. « Samedi, nous allons être champions d’Europe ! » a-t-il lancé lors des célébrations du titre de champion d’Angleterre, une petite phrase que les supporters parisiens ont aussitôt transformée en source de motivation supplémentaire.
Interrogé en conférence de presse de veille de match, Luis Enrique n’a pas souhaité s’engager dans une guerre d’ego. Fidèle à son style, le technicien espagnol a préféré rappeler l’essentiel : « Il n’y a pas plus de motivation que de jouer une finale de Ligue des Champions. Le reste, on verra demain qui sera la meilleure équipe et qui gagnera le trophée. Je reste concentré sur mon équipe. »
Mais Luis Enrique n’a pas pour autant laissé passer la provocation sans une réponse pleine d’humour et de fierté. Interrogé sur la quête historique d’Arsenal, qui court après sa première Ligue des champions, le coach parisien a retourné l’argument à son avantage. « C’est puissant d’avoir cette volonté de remporter la première Ligue des champions de son histoire. Mais la remporter deux fois d’affilée, il y a encore plus de motivation ! On est en avance », a-t-il lancé, détendu et souriant.
Derrière cette légèreté apparente se cache une vérité implacable : le PSG est champion d’Europe en titre. Les Parisiens abordent cette finale en position de force, forts de l’expérience acquise l’année dernière. Arteta, lui, multiplie les interventions médiatiques pour galvaniser son groupe, rappelant récemment que son équipe devait « passer à l’étape suivante » et aller « gagner la Ligue des champions ».
Luis Enrique, lui, refuse de s’approprier les formules des supporters (« une fois c’est historique, deux fois c’est légendaire »). « Il faut surtout continuer à être la meilleure équipe du monde », a-t-il sobrement conclu. Samedi, sur la pelouse de Budapest, ce ne sont pas les petites phrases qui feront la différence, mais la qualité du jeu et la force mentale des deux équipes. Une chose est sûre : Luis Enrique a déjà remporté le duel des déclarations. Reste à savoir qui gagnera le match.
Amen K.