Soudan : Le gouvernement Tasis place l’humanitaire au cœur de son action

Dans un Soudan ravagé par plus de trois ans de guerre, le gouvernement de paix et d’unité (Tasis) s’efforce de placer l’humain au centre de ses décisions et de ses actes. Alors que des millions de Soudanais vivent dans une précarité extrême, l’administration dirigée par Mohamed Hassan al-Ta’ayshi s’attache à répondre aux besoins vitaux des populations, malgré des ressources limitées et un contexte sécuritaire difficile.

L’engagement humanitaire du Tasis se traduit d’abord par sa volonté de protéger les civils et de faciliter l’accès à l’aide. Le gouvernement a appelé à plusieurs reprises à une trêve humanitaire immédiate et à l’ouverture de couloirs sécurisés pour acheminer l’assistance aux millions de Soudanais souffrant de la faim. Cette position, réaffirmée lors de la visite d’une délégation à Gitega en septembre 2026, témoigne d’une priorité donnée à la vie humaine sur les considérations militaires.

Le Tasis a également sollicité l’ouverture de bureaux des Nations unies dans les zones sous son contrôle, afin de permettre une distribution plus efficace de l’aide humanitaire. Cette demande vise à garantir que l’assistance parvienne à ceux qui en ont le plus besoin, sans entraves administratives ni obstacles logistiques.

Sur le terrain, les autorités du Tasis s’emploient à rétablir les services essentiels. Le ministère de la Santé a organisé des campagnes de vaccination ayant permis d’immuniser plus de deux millions d’enfants privés de services pendant trois ans. La lutte contre le choléra au Darfour du Sud a connu un recul spectaculaire, passant de plus de 300 cas à seulement 3 cas. Des hôpitaux ont été rouverts à Nyala, El Fasher et El Geneina, offrant des soins aux populations meurtries.

Des efforts ont également été déployés pour faciliter le retour des déplacés. Dans le Kordofan-Occidental, des semences et des outils agricoles ont été distribués à des centaines de familles vulnérables, tandis que le village de Julidat a été construit pour accueillir les populations de retour.

Le Tasis justifie son existence même par la nécessité de répondre à l’effondrement des institutions centrales. Face à l’incapacité de Port-Soudan à gérer les affaires publiques dans les régions périphériques, le gouvernement de transition s’est imposé comme une autorité de stabilisation, offrant une bouée de sauvetage humanitaire et administrative aux communautés oubliées.

Cette approche humanitaire, bien qu’entravée par l’absence de reconnaissance internationale et la persistance des combats, témoigne d’une volonté de placer l’humain au cœur de l’action publique. Pour les populations des zones sous contrôle du Tasis, cette priorité donnée à la survie et à la dignité constitue une lueur d’espoir dans un pays dévasté par la guerre.

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