En décembre 2025, au terme d’une première année de mandat consacrée à la construction des fondations institutionnelles du pays, le Président Daniel Chapo a franchi une étape décisive dans sa méthode de gouvernance : la signature de contrats-programmes individuels avec chacun de ses ministres. La Première ministre Maria Benvinda Levi, numéro deux du gouvernement, a été la première à parapher le sien, suivie des ministres de la Défense nationale et de l’Intérieur.
Dans un discours d’une vingtaine de minutes, le Chef de l’État a présenté cet acte comme « de haute importance politique, institutionnelle et symbolique », marquant selon lui « un moment d’affirmation claire d’un nouveau mode de gouvernance, centré sur la responsabilité, la transparence et les résultats concrets pour le peuple mozambicain ». Ces contrats-programmes fixent, pour chaque secteur, des objectifs stratégiques précis, des indicateurs de performance mesurables, des délais d’exécution ainsi que les responsabilités individuelles de chaque ministre, le tout aligné sur le Programme quinquennal du gouvernement.
Le Président a justifié le calendrier de cette signature, intervenue en fin d’année gouvernementale, par la nécessité d’avoir préalablement posé les bases institutionnelles du mandat : élaboration de la Stratégie nationale de développement, du Programme quinquennal et du budget de l’État, autant d’instruments désormais nécessaires pour contractualiser des objectifs réalistes et mesurables.
Loin d’un simple acte administratif, Daniel Chapo a insisté sur la dimension symbolique de ce dispositif, qu’il présente comme un véritable pacte de confiance entre le gouvernement et les citoyens mozambicains. « À partir de maintenant, chaque ministre sera évalué non plus sur son discours, mais sur les résultats qu’il présente », a-t-il martelé, rappelant que cette évaluation portera sur des résultats tangibles : accès à une santé et une éducation de qualité, énergie, infrastructures, sécurité, industrialisation et création d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes.
Selon le Chef de l’État, ces instruments ne se substituent ni à l’éthique ni à l’intégrité dans l’exercice de la fonction publique, mais viennent au contraire les renforcer, en imposant une exigence de redevabilité à laquelle, a-t-il affirmé sans détour, nul ne saurait désormais échapper.
Amen K.