Le Président Duma Boko veut financer la diversification économique du Botswana par une combinaison d’outils publics, privés et internationaux. Face à la baisse des revenus du diamant, son gouvernement cherche à mobiliser des capitaux vers de nouveaux secteurs capables de porter la croissance, créer des emplois et réduire la vulnérabilité du pays aux chocs du marché mondial.dailynews.
Au cœur de cette stratégie figure la volonté d’attirer les investisseurs vers des secteurs jugés prioritaires : énergie solaire, agriculture à haute valeur ajoutée, tourisme, technologie, cannabis médical et chanvre industriel. Le président estime que le Botswana dispose d’atouts naturels et réglementaires suffisants pour convaincre les partenaires financiers, notamment grâce à son fort ensoleillement, à sa stabilité institutionnelle et à son potentiel de transformation industrielle.finance.
Pour rendre cette diversification possible, l’exécutif mise sur un mélange de financements. D’un côté, l’État veut créer un National Development Fund et utiliser des instruments publics comme la Botswana Development Corporation pour soutenir les projets stratégiques et les PME. De l’autre, le gouvernement cherche à renforcer les partenariats public-privé, à ouvrir davantage le pays aux capitaux étrangers et à engager des discussions avec les bailleurs multilatéraux pour financer les grands projets.dailynews.
Les premiers signaux sont déjà visibles. Des fonds ont été mobilisés pour des initiatives liées aux PME, aux infrastructures vertes et à l’énergie, tandis que des projets pilotes dans le secteur du chanvre ont commencé à montrer des résultats encourageants. À plus long terme, le plan de développement national prévoit d’orienter des investissements massifs vers les infrastructures, l’énergie et les nouvelles filières productives.
Cette stratégie répond à une nécessité urgente : transformer la richesse issue du diamant en moteur de diversification durable. Duma Boko veut ainsi convaincre les marchés que le Botswana ne se contente plus de vivre de sa rente minière, mais qu’il prépare une nouvelle architecture économique fondée sur la production, l’innovation et l’investissement.
Si elle est menée avec cohérence, cette politique de financement pourrait devenir l’un des piliers du renouveau botswanais et un modèle pour les économies africaines trop dépendantes d’une seule ressource.
Amen K.