Togo-Ghana : Une nouvelle ère pour les échanges commerciaux bilatéraux

Le Togo s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son partenariat économique avec le Ghana. Ce jeudi 30 juillet 2026, Lomé accueillera une délégation d’opérateurs économiques ghanéens dans le cadre d’une mission visant à dynamiser les relations d’affaires entre les deux pays voisins.

Cette rencontre stratégique offrira aux entreprises ghanéennes l’opportunité d’explorer le potentiel économique togolais, tout en identifiant des débouchés prometteurs sur leur propre marché. L’objectif est clair : insuffler une nouvelle impulsion aux discussions autour de partenariats durables entre les acteurs du secteur privé des deux nations.

Les secteurs des mines, de l’industrie manufacturière et du textile seront au cœur des échanges. Ces filières, considérées comme des leviers majeurs de diversification, devraient permettre d’élargir la base des échanges bilatéraux et de réduire la dépendance aux produits traditionnels.

En parallèle, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et son homologue ghanéenne (GNCCI) organiseront des séances de travail pour consolider leur coopération et soutenir cette dynamique. Ces institutions entendent ainsi faciliter la mise en réseau des entreprises et lever les éventuels obstacles à l’investissement transfrontalier.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de renforcement continu des liens économiques entre Lomé et Accra. Les données d’UN Comtrade témoignent d’une progression globale des échanges commerciaux sur la dernière décennie, malgré l’impact passager de la pandémie de Covid-19 en 2020.

Entre 2015 et 2019, les exportations togolaises vers le Ghana sont passées d’environ 55 millions de dollars à plus de 70 millions de dollars, portées par la montée en puissance du commerce régional. Après le ralentissement de 2020, la reprise a été rapide. En 2024, les exportations ont atteint 85,2 millions de dollars, tandis que les importations en provenance du Ghana se sont élevées à 103,8 millions de dollars, portant le volume total des échanges à près de 189 millions de dollars.

Au-delà de ces statistiques officielles, un commerce transfrontalier informel prospère au quotidien. Produits agricoles, denrées alimentaires et biens de consommation variés circulent librement entre les populations riveraines, renforçant l’intégration économique et les liens humains entre les deux pays. Cette synergie, alliant formalité et informalité, dessine les contours d’une coopération régionale solide et prometteuse pour l’avenir.

Amen K.

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