En séjour à Ouahigouya, chef-lieu de la région du Yaadga, le jeudi 16 juillet 2026, le Président du Faso, Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a échangé avec les forces vives de la région dans le cadre d’une tournée nationale de dialogue direct avec les populations. Au-delà des questions de développement local, sécuritaires et socio-économiques, le Chef de l’État, également président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a saisi l’occasion pour adresser un avertissement ferme à ceux qui, par leurs discours et leurs prises de parole, chercheraient à instiller la division au cœur de l’appareil d’État.
S’exprimant avec la fermeté qui caractérise son style de gouvernance, le Président Traoré a dénoncé les communications susceptibles de créer des malentendus au sein de son entourage. « Si maintenant, par vos communications, vos voix, vous croyez que quelqu’un est fort, vous allez créer des problèmes à la personne. Et vous assumerez ensemble les conséquences de vos problèmes. Que ce soit clair », a-t-il averti, dans une mise en garde à peine voilée contre les tentatives de scission au sommet de l’État.
Cette sortie n’est pas isolée. Le Chef de l’État est revenu sur un sujet qu’il dénonce depuis plusieurs mois : les manœuvres de certains acteurs, tapis dans l’ombre ou à visage découvert, qui tentent d’instrumentaliser la communication pour fragiliser la cohésion au sommet de la Révolution progressiste populaire (RPP). En clarifiant sa position, le Capitaine Traoré a également tenu à couper court aux comparaisons établies par certains observateurs entre la situation actuelle du Burkina Faso et les événements de 1987. Il a rappelé que le contexte ayant conduit à son accession au pouvoir était « carrément différent » de celui qui a mené à la chute de Thomas Sankara, insistant sur le fait qu’il n’y a, selon ses mots, pas deux capitaines dans un même bateau.
Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte géopolitique où le Burkina Faso, aux côtés du Mali et du Niger, poursuit sa marche souverainiste face aux tentatives, réelles ou supposées, de déstabilisation venue de l’intérieur comme de l’extérieur. Pour les autorités de la Transition, la cohésion autour du commandement demeure un impératif stratégique dans un moment où le pays fait face à des défis sécuritaires majeurs et à une recomposition profonde de ses alliances internationales.
En clôturant cette étape de sa tournée par ce message de fermeté, le Président Traoré a réaffirmé sa volonté de préserver l’unité du commandement révolutionnaire, condition qu’il juge indispensable à la poursuite du projet de refondation nationale porté par le peuple burkinabè.
Amen K.