L’aventure des Bleus s’arrête en demi-finales. Mardi 14 juillet à Arlington (Texas), l’équipe de France a été logiquement battue par une Roja supérieure dans tous les compartiments du jeu (0-2). Décontenancés par l’intensité et la maîtrise technique des Espagnols, les vice-champions du monde en titre ne verront pas la troisième finale d’affilée qu’ils espéraient.
Dès l’entame, l’Espagne a pris le contrôle du ballon, imposant son rythme sans toutefois se créer d’occasions franches. Mais sur une erreur individuelle, Lucas Digne contrôle mal et Lamine Yamal provoque un pénalty. Mikel Oyarzabal, d’une frappe précise, trompe Mike Maignan (1-0, 22e). Le gardien français était parti du bon côté, mais la justesse du tireur espagnol ne laissait aucun espoir. Peu après, la défense tricolore perdait William Saliba sur blessure (28e), et les Bleus rentraient aux vestiaires sans avoir inquiété Unai Simon.
Au retour des vestiaires, la domination espagnole s’est accentuée. Pedro Porro combinait magnifiquement avec Dani Olmo pour mystifier la défense française et doubler la mise (2-0, 58e). Trois minutes plus tard, Lamine Yamal croyait alourdir le score, mais son but était refusé pour hors-jeu. La France tentait bien de réagir : une frappe contrée de Kylian Mbappé effleurait le poteau (67e), et Désiré Doué ratait une sortie mal maîtrisée du portier espagnol. Mais les ultimes assauts de Mbappé et Ousmane Dembélé ne changeaient rien.
L’Espagne, pour sa deuxième finale de Coupe du monde après son sacre de 2010, affrontera dimanche le vainqueur de l’autre demie entre l’Angleterre et l’Argentine. Les Bleus, eux, devront se contenter du match pour la troisième place samedi. Une rencontre particulière pour Didier Deschamps, qui quittera son poste après douze ans à la tête de l’équipe de France. L’occasion de conclure son riche parcours par une victoire, même si l’objectif initial , un troisième titre mondial s’est envolé sous la pression d’une Roja trop talentueuse et trop collective. Ce soir, les Français ont appris que la continuité au plus haut niveau ne se décrète pas : elle se gagne sur le terrain.
Amen K.