L’eau potable et l’assainissement figurent parmi les priorités affichées du gouvernement burkinabè, qui multiplie ces derniers mois les investissements structurants pour répondre aux besoins croissants des populations, tant en milieu urbain qu’en zone rurale.
Sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, une réforme majeure a été adoptée en avril 2026 : l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) devient l’opérateur unique national de l’eau potable, avec pour mission d’étendre son action à l’ensemble du territoire, y compris les zones rurales jusqu’ici sous-desservies. Cette décision, inscrite dans le cadre du Plan RELANCE 2026-2030, vise à corriger les inégalités d’accès entre villes et campagnes et à harmoniser les tarifs sur tout le pays.
Sur le terrain, les réalisations concrètes se multiplient. À Ouagadougou, un vaste plan d’urgence doté de 14,6 milliards de FCFA a été déployé pour combattre les coupures récurrentes et réduire les pertes du réseau de distribution, avec un objectif de 180 000 m³ d’eau supplémentaires par jour. Plusieurs forages à fort débit ont déjà été mis en service dans des quartiers comme Boassa, Patte d’Oie ou Saaba, avec des retours encourageants des populations bénéficiaires.
Dans la région du Yaadga, l’inauguration du centre de production de Dourou, financé à hauteur de 15,5 milliards de FCFA dans le cadre du Programme d’Approvisionnement en Eau et d’Assainissement (PAEA), permettra de desservir plus de 138 000 personnes à Yako, Gourcy, Boussé et huit villages environnants, grâce à 112 bornes-fontaines et 149 kilomètres de réseau. Dans le Grand Ouest, les chantiers de Toussiana et Niangoloko avancent également à un rythme soutenu, tout comme les infrastructures d’assainissement des boues de vidange à Houndé, illustrant la complémentarité entre l’eau potable et la gestion des eaux usées.
Ces efforts s’appuient sur une mobilisation de financements diversifiés, associant ressources propres de l’État, appui de partenaires comme la coopération allemande (KfW, GIZ) et implication des agences de l’eau Nakambé et Liptako.
Au-delà des chiffres, c’est une vision de souveraineté et de justice sociale qui se dessine : garantir à chaque Burkinabè, qu’il vive en ville ou en campagne, l’accès à un service essentiel longtemps négligé. Les autorités burkinabè entendent ainsi démontrer qu’un État engagé peut répondre concrètement aux besoins vitaux de sa population, loin des discours et au plus près du terrain.
Amen K.