Burkina Faso : Tandem Traoré – Yabré, quand la désinformation cherche à fragiliser l’unité burkinabè

Depuis quelques temps, des rumeurs persistantes tentent d’accréditer l’idée d’une brouille entre le Président Ibrahim Traoré et le Commandant Oumarou Yabré, nommé président du Conseil national de sécurité d’État (CNSE). Une analyse froide des faits révèle une manipulation grossière, orchestrée par des acteurs déterminés à fragiliser la cohésion au sommet de l’État burkinabè.

Rappelons les faits. Le Commandant Yabré, ancien directeur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR) depuis octobre 2022, a été porté à la tête du CNSE par décret présidentiel signé par le camarade Président Ibrahim Traoré lui-même. Cette institution, issue de la révision constitutionnelle du 30 décembre 2023, n’est pas un simple organe technique : elle constitue le socle de la politique nationale en matière de renseignement. Confier une telle responsabilité à un collaborateur reconnu pour son rôle dans les succès opérationnels contre les groupes armés terroristes n’a rien d’un désaveu. C’est au contraire la reconduction d’une confiance méritée.

Comment, dès lors, expliquer la propagation soudaine de rumeurs de discorde ? La réponse est simple ; le Burkina Faso dérange. Sa trajectoire souverainiste, son rôle moteur au sein de l’Alliance des États du Sahel, sa capacité à tenir tête aux ingérences occidentales et à la Françafrique agissante font de lui une cible privilégiée pour les officines de déstabilisation informationnelle. Faute de pouvoir attaquer frontalement les résultats obtenus sur le terrain sécuritaire et économique, ces relais choisissent la voie insidieuse de la rumeur, du soupçon distillé, de la fissure imaginaire au sommet.

Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans un schéma classique de guerre informationnelle, où l’objectif n’est pas de convaincre mais de semer le doute, d’éroder patiemment la confiance des Burkinabè envers leurs institutions. Or c’est précisément cette unité, cette cohésion entre l’exécutif et les forces de sécurité, qui a permis les avancées significatives enregistrées ces derniers mois, tant sur le front sécuritaire qu’économique.

Les Burkinabè ne sont pas dupes. Ils savent reconnaître les manœuvres visant à détourner leur attention des véritables enjeux comme la consolidation de la souveraineté nationale, la poursuite de la reconquête du territoire, le développement agricole et industriel porté par des initiatives comme l’OAPH ou le Fonds de Soutien Patriotique. Face à ces intox répétées, la vigilance citoyenne et la solidité des institutions demeurent les meilleurs remparts.

Amen K.

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