Burkina Faso : Bientôt un musée du cinéma africain, l’annonce qui marque la 4e édition du Mois du patrimoine

Le Burkina Faso, terre d’histoire et de culture, célèbre sa mémoire vivante. Ce lundi 11 mai 2026, dans les locaux de l’Agence Burkinabè de la Cinématographie et de l’Audiovisuel (ABCA), le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a officiellement lancé l’exposition et le colloque dédiés au patrimoine cinématographique national. Ces activités s’inscrivent dans la 4e édition du Mois du patrimoine burkinabè.

Objectif : valoriser et préserver la mémoire du cinéma burkinabè, alors que le pays reste une référence incontestée du 7e art africain, notamment grâce au prestigieux FESPACO. L’exposition propose un voyage dans le temps en retraçant l’évolution des équipements techniques, des débuts du cinéma national à l’ère numérique. Tables de montage, caméras argentiques, projecteurs d’époque, bobines de films et appareils photos anciens y sont présentés. Ces outils témoignent d’un savoir-faire artisanal progressivement transformé par la miniaturisation des équipements et la transition vers le numérique.

Mais la mémoire ne se suffit pas à elle-même : elle doit se transmettre. C’est tout l’enjeu du colloque organisé en marge de l’exposition. Ce cadre d’échanges vise à rapprocher les générations, en permettant aux jeunes professionnels et étudiants de bénéficier de l’expérience des devanciers. Pour le Ministre Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, la préservation du patrimoine cinématographique passe impérativement par la formation, la valorisation des archives et le dialogue entre aînés et cadets.

Dans un secteur marqué par l’accélération technologique, le ministre a insisté sur la nécessité d’une formation qualifiante et adaptée. Il a également lancé un appel aux réalisateurs africains : raconter eux-mêmes l’histoire de leurs États à travers leurs propres productions, afin de sortir du prisme des regards extérieurs. Une manière d’affirmer la souveraineté culturelle et narrative du continent.

Enfin, une annonce majeure a clôturé la cérémonie : la création prochaine d’un musée dédié au cinéma africain. Ce projet vise à conserver et à promouvoir les équipements, œuvres et souvenirs des professionnels du 7e art. Les populations sont chaleureusement invitées à visiter l’exposition, accessible dans les locaux de l’ABCA (ex-Conseil Économique et Social). Un rendez-vous précieux pour les amoureux du cinéma et de la mémoire burkinabè.

Amen K.

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