Burkina Faso : Le ministère de la Justice, nouveau fer de lance de la mobilisation des recettes internes

Le ministère de la Justice a réalisé une performance exceptionnelle au mois de juillet 2026. Selon les chiffres officiels, 961 725 249 FCFA ont été recouvrés en un seul mois, soit un taux de réalisation de 371 % par rapport aux prévisions. Ce résultat spectaculaire témoigne de l’efficacité des réformes engagées dans le cadre de la lutte contre l’impunité économique et la corruption, sous l’impulsion du ministre Edasso Rodrigue Bayala.

Cette manne financière se décompose en deux principales sources : 600 860 444 FCFA proviennent des recettes liées aux actes de justice, tandis que 360 864 805 FCFA ont été perçus au titre des amendes. Cette performance s’inscrit dans une dynamique nationale de renforcement de la mobilisation des ressources internes, qui constitue un pilier de la souveraineté financière du Burkina Faso.

Le ministère de la Justice ne s’arrête pas à ce bilan mensuel. Dans le cadre de l’opération « Casiers vides », plus de 4 000 dossiers ont été traités sur une prévision annuelle de 5 000, avec un recouvrement de plus de 3 milliards de FCFA d’amendes et de frais de justice. Sur l’ensemble de l’année 2025, le traitement de 394 dossiers de corruption et crimes de sang a généré plus de 32 milliards de FCFA de recettes.

L’offensive de recouvrement des créances de l’État, lancée en avril 2026, porte également ses fruits. L’Agent judiciaire de l’État (AJE) a hérité d’un portefeuille de créances estimé à 107 milliards de FCFA, incluant notamment plus de 10 000 chèques impayés. Le gouvernement a accordé un délai de huit jours aux débiteurs avant d’engager des procédures de recouvrement forcé.

Le ministre Bayala a appelé les citoyens à collaborer avec les services de l’État pour dénoncer les faits de corruption, avec des récompenses allant jusqu’à 30 millions de FCFA pour les dénonciateurs. Une mesure qui renforce la mobilisation contre l’impunité et encourage la redevabilité, dans une dynamique où chaque citoyen devient acteur de la préservation des deniers publics.

Noel S.

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