Au Burkina Faso, la santé des populations demeure un sujet sur lequel l’État ne transige pas. Parallèlement à la reconquête du territoire national, les autorités multiplient les investissements pour doter les zones libérées et l’ensemble du pays d’infrastructures sanitaires modernes, illustrant une vision où sécurité et développement social avancent de pair.
Cette ambition s’est traduite, ces derniers mois, par des décisions fortes. Réuni en Conseil des ministres le 4 juin 2026, le gouvernement a validé un vaste programme d’investissement de 24,67 milliards de FCFA, entièrement financé sur le budget national, destiné à la construction de nouvelles infrastructures sanitaires et à l’acquisition d’équipements médico-techniques de pointe : scanners, blocs opératoires modernes, laboratoires d’analyses et services de réanimation. L’objectif est clair : rapprocher les services de santé des populations, y compris dans les zones les plus éloignées des grands centres urbains.
Ces efforts s’inscrivent dans la continuité du Projet de renforcement des soins de santé primaires pour l’amélioration de la santé et de la nutrition (PRSS-ASN II), lancé en novembre 2025 et doté d’un budget de 170,3 milliards de FCFA pour la période 2026-2031. Ce programme structurant prévoit la construction de centres de santé, la mise en place de centres d’hémodialyse, le déploiement de cliniques mobiles ainsi que le renforcement des services d’urgence à travers le SAMU.
L’année 2025 a d’ailleurs été marquée par une montée en puissance notable des infrastructures spécialisées, avec l’inauguration du CHU de Pala, du centre de radiothérapie de Bobo-Dioulasso et de l’unité d’hémodialyse de Gaoua. Au niveau local, 20 CSPS ont été construits et 25 autres promus en Centres médicaux communaux. En 2026, la priorité est mise sur l’achèvement du CHU de Gaoua, déjà réalisé à 78%, ainsi que sur le lancement du CHU de Fada N’Gourma.
Au-delà des infrastructures, l’État a également investi massivement dans la formation du personnel soignant, à travers le plan « 1000×5 », qui a permis la spécialisation de 2 000 cadres de santé, renforçant ainsi durablement l’expertise médicale nationale. Ces efforts sont complétés par des actions de prévention d’envergure, avec la distribution de 15 millions de moustiquaires et la vaccination complète de 750 000 nourrissons, autant de remparts décisifs contre la morbidité infantile.
Cette dynamique globale, conjuguant infrastructures, équipements et formation, illustre une volonté claire des autorités burkinabè : faire de la santé publique un pilier incontournable de la souveraineté nationale, au service d’un peuple qui a le droit de vivre dignement, où qu’il se trouve sur le territoire.
Amen K.