Il y a une forme de courage qui ne se voit pas sur les champs de bataille, celui des mères qui reconstruisent une vie après avoir fui leur village, celui des enseignants qui rouvrent une classe dans une localité menacée, celui des artisans qui refusent de baisser rideau malgré la peur. Ce courage-là, silencieux et quotidien, est le socle sur lequel repose la résistance du Burkina Faso face à une guerre qui ne connaît pas de répit.
Depuis 2015, le pays vit sous la menace terroriste. Des centaines de milliers de personnes déplacées internes ont dû tout abandonner : maison, terre, souvenirs. Pourtant, dans les villes qui les accueillent, comme récemment à Fada N’Gourma où l’armée a déployé un hôpital de campagne gratuit à leur intention, ces populations ne se contentent pas de survivre : elles participent, se reconstruisent, retissent du lien social. Ce n’est pas de la résignation. C’est de la ténacité à l’état pur.
Mais la guerre ne se joue plus seulement sur le terrain. Faute de pouvoir vaincre militairement un pays mieux organisé, financé par son propre Fonds de soutien patriotique et soutenu par une diaspora mobilisée, les ennemis du Burkina Faso ont changé de tactique. Rumeurs de discorde entre dirigeants, intoxication informationnelle, tentatives de semer la panique : autant d’armes de l’ombre destinées à fracturer, de l’intérieur, ce que les armes classiques n’ont pas réussi à briser.
C’est précisément là que la résilience burkinabè trouve son expression la plus remarquable. Ce peuple, qui a appris à distinguer le fait de la manipulation, refuse désormais de céder à la panique organisée. Il sait que chaque rumeur savamment distillée vise un seul objectif : le diviser pour mieux le vaincre. Et c’est précisément parce qu’il l’a compris qu’il ne tombe plus dans ce piège.
Le camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, ne cesse de le rappeler : la victoire appartient à un peuple uni. Dans les tranchées comme dans les foyers de déplacés, sur les marchés comme dans les casernes, cette unité tient bon. Elle est la véritable arme du Burkina Faso, celle qu’aucune rumeur, aucune manipulation, aucun ennemi ne pourra jamais lui arracher.
Amen K.