La Commission Nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) a tenu, jeudi 9 juillet 2026, une réunion de travail consacrée à l’exécution de la Feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES). Présidée par le camarade Bassolma Bazié, président de la CN-CES, cette rencontre a réuni les directeurs de cabinets, secrétaires généraux des ministères, points focaux et experts concernés.
Cette session s’inscrit dans la volonté de la CN-CES d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris par les chefs d’État. Elle visait à évaluer le niveau de réalisation des activités au 30 juin 2026, à identifier les défis rencontrés et à définir les mesures prioritaires susceptibles d’accélérer l’atteinte des objectifs fixés.
Dans son allocution d’ouverture, le camarade Bassolma Bazié a rappelé l’ambition historique portée par les plus hautes autorités des trois États membres, illustrant son propos par une image forte : « Le navire qui a démarré depuis le 16 septembre 2023 est en train de prendre ses pas. Mais il ne peut arriver à destination que si nous arrivons à surmonter les difficultés que nous rencontrons, parce que nous sommes en train de construire pour des générations. » Il a insisté sur le fait que l’édification de la Confédération AES repose sur une vision de long terme, exigeant engagement, persévérance et responsabilité collective de la part de tous les acteurs.
Présentant le bilan d’exécution, le secrétaire général de la CN-CES, le camarade Mohamed Savadogo, a fait état d’avancées significatives dans les trois piliers structurants de la Confédération : défense et sécurité, développement, et diplomatie, avec un niveau global de mise en œuvre jugé satisfaisant.
L’évaluation a néanmoins permis d’identifier des défis à surmonter, notamment la nécessité d’anticiper plus tôt les besoins financiers des activités programmées, d’accélérer les procédures de mise en œuvre et de renforcer la mobilisation des ressources. Plusieurs recommandations ont ainsi été formulées : accélération de la mobilisation financière, renforcement du dispositif de coordination et de suivi des contributions, et amélioration des mécanismes de pilotage des activités confédérales.
Amen K.