Togo : Foncier et droits humains, l’État mise sur les chefs traditionnels pour apaiser les communautés.

Le ministre de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières (MATGLAC), le Colonel Hodabalo Awaté, a reçu en audience, ce 2 juin 2026, le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), M. Ohini Kwao Sanvee. Une rencontre marquée par la volonté commune de renforcer la collaboration entre les deux institutions au service des citoyens.

Les échanges ont porté sur plusieurs axes stratégiques liés à la promotion et à la protection des droits humains au Togo. Le colonel Awaté et M. Sanvee ont convenu d’intensifier leur partenariat pour répondre avec plus d’efficacité aux préoccupations des populations, notamment en matière de prévention des conflits et de consolidation de la cohésion sociale.

Mais le point d’orgue de cette audience a été l’évocation d’un événement majeur : l’atelier de renforcement des capacités des chefs traditionnels sur la gestion des litiges fonciers, prévu les 23 et 24 juin 2026 à Kpalimé. Une initiative portée par la CNDH qui tombe à point nommé, dans un contexte où les conflits liés à la terre restent une source récurrente de tensions dans les localités togolaises.

L’objectif est clair : mieux outiller les chefs coutumiers dans l’exercice des responsabilités que leur confère le Code foncier et domanial. Ces gardiens des traditions locales seront ainsi formés pour favoriser une prévention efficace et un règlement pacifique des différends fonciers au sein des communautés. Loin des tribunaux et des procédures longues, l’idée est de miser sur la médiation de proximité, plus rapide et plus respectueuse des usages locaux.

Le ministre Hodabalo Awaté a salué la qualité des échanges périodiques entre le MATGLAC et la CNDH, soulignant qu’ils contribuent directement à la recherche de solutions pacifiques aux préoccupations des citoyens. Il a également exprimé sa vive appréciation pour l’initiative de formation des chefs traditionnels, estimant qu’elle renforcera leur efficacité sur le terrain. Au Togo, la paix sociale se construit aussi au pied des arbres à palabres. Cet atelier de Kpalimé en est une belle illustration.

Amen K.

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