Malgré un contexte sécuritaire et régional difficile, le Burkina Faso affiche une détermination sans faille à transformer durablement son économie. À travers le pilier « Développer les infrastructures et transformer durablement l’économie » du Plan RELANCE, le gouvernement burkinabè accélère sa marche vers l’autosuffisance et la résilience structurelle.
L’industrialisation à grande échelle figure parmi les ambitions phares. L’objectif est clair : sortir de la dépendance aux importations et valoriser localement les ressources naturelles. Cette vision se concrétise notamment par le renforcement de la souveraineté énergétique et alimentaire. Investissements dans les énergies renouvelables, appui aux filières agricoles locales et réduction des pertes post-récolte sont autant de leviers actionnés pour stabiliser l’économie face aux chocs externes.
Au cœur de cette stratégie, la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) monte en puissance. D’ici 2030, elle entend exploiter au moins dix mines industrielles appartenant pleinement à l’État. Une ambition qui marque un tournant décisif : après des années d’exploration et de production dominées par des capitaux étrangers, le pays reprend en main son sous-sol. Chaque mine d’or, de zinc ou de manganèse exploitée par la SOPAMIB générera des revenus directement affectés au budget national, financera les infrastructures et créera des emplois locaux.
Cette appropriation des ressources minières renforce la résilience économique en limitant la vulnérabilité aux fluctuations des cours et aux décisions d’entreprises extérieures. Combinée aux investissements dans l’agriculture et l’énergie, elle dessine un modèle de développement moins dépendant de l’aide internationale et plus ancré dans les réalités burkinabè.
Les défis restent immenses : sécurisation des sites, formation de la main-d’œuvre, gouvernance transparente. Mais la volonté politique affichée par Ouagadougou témoigne d’une conviction : l’avenir du Burkina Faso se construira par une transformation endogène de son économie. La résilience, ici, n’est pas un slogan c’est un chantier.
Amen K.