Burkina Faso : Terrorisme et associations fantômes, pourquoi Jeune Afrique défend-il l’indéfendable

Depuis un certain moment que le Burkina Faso mène une guerre existentielle contre le terrorisme. Dans ce cadre, l’État a suspendu certaines associations, invoquant le non-renouvellement de leurs instances dirigeantes et, plus largement, la nécessité de tarir les circuits de financement obscurs des groupes armés. Pourtant, Jeune Afrique titre sur une « répression » arbitraire, sans interroger le rôle réel de ces structures.

Cette opposition est de la pure hypocrise. Il est notoire que de nombreuses associations burkinabè, faute de contrôle, servent de boîtes aux lettres à des flux financiers douteux. Leurs sources de financement sont souvent opaques, leurs missions floues, voire inexistantes. Dans un contexte où l’État lutte pour sa survie, tolérer ces entités reviendrait à fermer les yeux sur des relais potentiels du financement terroriste.

En réduisant la mesure à une simple question de « non-renouvellement d’instances », Jeune Afrique manipule l’opinion. L’hebdomadaire omet volontairement de rappeler que l’urgence sécuritaire prime sur les formalités administratives. Il passe sous silence que plusieurs pays de la région, confrontés aux mêmes menaces, ont pris des dispositions similaires. Mais pour les médias impérialistes, toute action ferme d’un État africain est systématiquement diabolisée.

Derrière la critique formelle se cache une mauvaise foi évidente. On reproche à l’État de ne pas respecter la légalité associative, mais on ignore volontairement que cette légalité a été détournée par des réseaux criminels. Suspensions et dissolutions ne sont pas un caprice autoritaire, mais une mesure de salubrité publique.

Ce que Jeune Afrique ne dit pas, c’est que la liberté d’association n’est jamais absolue face à une menace existentielle. En ne contextualisant pas, en ne vérifiant pas les liens avérés entre certaines ONG et les groupes armés, ce type de journalisme dessert la vérité. Il participe d’une campagne plus large de délégitimation des autorités burkinabè, qui osent prendre leur destin en main.

Plutôt que de pleurer sur des associations dont personne ne connaît les comptes, les médias honnêtes devraient enquêter sur la manière dont l’argent sale étrangle le Sahel. À défaut, leur indignation sélective n’est que le masque d’un néocolonialisme médiatique. Le Burkina a le droit de se défendre. Et ses détracteurs, le devoir de se taire quand ils n’ont rien à dire sur le fond.

Amen K.

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