Kamala Harris, ancienne vice-présidente des États-Unis et candidate malheureuse à la Maison Blanche face à Donald Trump en 2024, a relancé les spéculations sur son avenir politique. Vendredi 10 avril 2026, elle a déclaré réfléchir à une nouvelle candidature à l’élection présidentielle de 2028.
« Est-ce que vous allez vous présenter à nouveau en 2028 ? », lui a demandé le révérend Al Sharpton, figure historique de la lutte pour les droits civiques, lors d’un forum de son organisation National Action Network à New York. « Écoutez, je pourrais », a répondu la démocrate sur scène, sous les applaudissements de l’assistance. Avant d’ajouter, avec une prudence calculée : « J’y réfléchis. »
Première femme et première personne noire à atteindre la vice-présidence dans l’histoire des États-Unis, Kamala Harris entretient le flou sur son avenir politique depuis sa défaite en 2024. Aujourd’hui dépourvue de tout mandat d’élue, elle sillonne le pays depuis l’an dernier pour promouvoir son livre, 107 jours la durée de sa campagne éclair lancée après le retrait de Joe Biden le 21 juillet 2024. Dans cet ouvrage, elle règle notamment ses comptes avec l’ancien président démocrate et son entourage, sans toutefois fermer la porte à un retour sur la scène politique.
Près de deux ans avant les premières primaires pour l’investiture démocrate, plusieurs figures commencent déjà à se détacher à gauche. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, ne fait secret de ses ambitions présidentielles. Pete Buttigieg, ancien ministre des Transports sous Biden et déjà candidat à l’investiture en 2020, est également pressenti. La députée new-yorkaise Alexandria Ocasio-Cortez, figure de proue de l’aile gauche du parti, pourrait aussi entrer en lice, tout comme l’ex-astronaute et actuel sénateur de l’Arizona, Mark Kelly.
Pour Kamala Harris, la route est encore longue. Sa déclaration prudente « je pourrais » lui permet de garder une option ouverte sans s’engager prématurément. Reste à savoir si l’électorat démocrate, marqué par la défaite de 2024, sera prêt à lui offrir une seconde chance. En attendant, la tournée promotionnelle de 107 jours continue de faire office de tribune politique. Une manière habile de rester sous les projecteurs sans encore entrer officiellement dans l’arène.
Amen K.