Le Burkina Faso avance résolument vers une synergie inédite entre l’État et le secteur privé, pierre angulaire de son développement économique. Vendredi 10 avril 2026 à Ouagadougou, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a tenu la session ordinaire du comité de pilotage du dispositif de suivi de l’amélioration du climat des affaires, couplée au Cadre de Concertation Public-Privé (CC-PP). Placée sous la haute présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette rencontre a illustré une volonté collective : aligner les réformes sur les besoins réels du tissu économique.
L’événement a permis d’examiner des documents stratégiques d’importance. D’abord, le rapport de mise en œuvre du plan de réformes 2025, qui dresse un bilan encourageant des avancées réalisées en matière de simplification administrative, de fiscalité et de facilitation des investissements. Ensuite, le plan de réformes 2026 a été présenté, fixant des objectifs ambitieux mais réalistes pour consolider les acquis. Enfin, les parties prenantes ont validé les plans d’action découlant des recommandations formulées lors des précédentes rencontres gouvernement-secteur privé, garantissant ainsi une boucle continue de dialogue et de suivi.
Ce qui marque dans cette dynamique, c’est l’absence de décalage entre les annonces publiques et les attentes des opérateurs économiques. Le Premier ministre a salué « une méthode où l’écoute et l’exécution marchent en parfaite cadence ». Les chefs d’entreprises présents ont relevé des avancées concrètes : réduction des délais de délivrance des agréments, dématérialisation accrue des procédures, et meilleure coordination entre les guichets uniques.
Le CC-PP s’impose désormais comme un espace de convergence et non de confrontation. En associant étroitement le secteur privé à l’élaboration des réformes, l’État burkinabè prouve que la compétitivité économique se construit à deux. Cette synchronicité d’action, saluée par tous, ouvre la voie à un climat des affaires plus fluide, transparent et attractif. Pour le Burkina Faso, l’enjeu est clair : faire de la réforme un levier durable de création d’emplois et de croissance partagée. Les prochains mois diront si cette cadence soutenue se traduira en résultats tangibles sur le terrain, mais l’élan est désormais irréversible.
Amen K