Italie-Bosnie : Bastoni, coupable désigné d’une nouvelle désillusion mondiale

L’Italie ne verra pas la Coupe du Monde 2026. Pour la troisième fois consécutive, la Squadra Azzurra a manqué le rendez-vous planétaire, éliminée par la Bosnie aux tirs au but (1-1, 4 tab 1) après avoir pourtant ouvert le score. Une hécatombe qui plonge le football transalpin dans une crise sans précédent et les médias italiens dans une colère noire, rapidement canalisée vers un homme : Alessandro Bastoni.

Le défenseur de l’Inter Milan a écopé d’un carton rouge à la 41e minute pour un tacle non maîtrisé sur Memic, alors qu’il était le dernier défenseur. Déjà fébrile et menant contre le cours du jeu, l’Italie a dû finir la rencontre en infériorité numérique, subissant les vagues bosniennes avant de craquer et de sombrer aux tirs au but. Pour la presse transalpine, le verdict est sans appel : Bastoni porte la responsabilité de ce nouveau fiasco.

« Tout allait bien, sauf ce tacle. Pourquoi ? Alors que l’Italie menait au score, la dernière chose à faire était de laisser l’équipe en infériorité numérique », a écrit Tuttosport, qui lui a attribué la note de 2/10. « C’est lui qui porte la responsabilité de la troisième non-qualification consécutive de l’Italie pour une Coupe du Monde », martèle le quotidien sportif.

La Gazzetta dello Sport n’a pas été plus tendre. « Bastoni, une année 2026 catastrophique : il se fait expulser contre la Bosnie et laisse l’Italie à 10. Une erreur qui ne fait qu’alimenter le débat sur sa forme et sur sa résistance mentale dans les moments de pression maximale », analyse le journal, rappelant les récents épisodes controversés du défenseur.

Sur les ondes de la Rai 1, l’ancien défenseur Daniele Adani a livré un constat amer : « Entre la confusion, le chaos et les disputes au milieu du terrain, constater une fois de plus ce que nous avons vu est vraiment déprimant. Pour nous, c’est un cauchemar insurmontable. » Andrea Stramaccioni, autre commentateur, a jugé le carton rouge « inévitable » et l’erreur « grave ».

Pendant que l’Italie digère cette troisième désillusion consécutive et que les dirigeants sont appelés à rendre des comptes, Alessandro Bastoni devient le symbole malheureux d’une génération qui n’arrive plus à se qualifier. Reste à savoir si le défenseur de l’Inter, aujourd’hui dans l’œil du cyclone, parviendra à se relever de cette tempête médiatique qui menace durablement sa carrière internationale.

Amen K.

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