Le Togo et la Colombie inscrivent leur relation bilatérale dans une dynamique de consolidation et d’ambition. Le vendredi 20 mars 2026 à Bogota, les ministres des affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Rosa Yolanda Villavicencio, ont procédé à la signature d’un mémorandum d’entente visant à intensifier leur coopération, avec un accent particulier sur la formation diplomatique.
Cet accord a été conclu en marge du Forum CELAC – Afrique, qui réunit la Communauté des États latino-américains et caraïbes et le continent africain. Il prévoit le développement d’une collaboration étroite entre les académies diplomatiques des deux nations. À travers la mise en place de programmes de formation conjoints, l’échange d’expertise et le renforcement du dialogue institutionnel, ce partenariat ambitionne de consolider les capacités des personnels diplomatiques et de favoriser une meilleure compréhension des enjeux internationaux communs.
Cette nouvelle signature s’inscrit dans la continuité des efforts engagés l’année dernière. À l’occasion du 9ème congrès panafricain organisé à Lomé, où la Colombie était présente en tant qu’invité d’honneur, un premier mémorandum d’entente avait déjà été signé, établissant un cadre de consultations politiques entre Lomé et Bogotá. Cette première étape avait posé les jalons d’un dialogue structuré et d’une coopération renforcée entre les deux capitales.
En approfondissant désormais leur collaboration dans le domaine stratégique de la formation diplomatique, le Togo et la Colombie affirment leur volonté commune de bâtir une relation solide et tournée vers l’avenir. Ce rapprochement illustre la convergence de vues entre deux pays qui partagent une vision d’une diplomatie active, fondée sur le dialogue Sud-Sud et la recherche de solutions collectives aux défis globaux.
Pour le Togo, cet accord s’inscrit parfaitement dans la dynamique d’ouverture diplomatique engagée par le gouvernement ces dernières années. En diversifiant ses partenariats et en renforçant sa présence sur la scène internationale, le pays confirme son rôle de pont entre l’Afrique et le reste du monde. Avec ce nouveau jalon, Lomé et Bogotá démontrent que la coopération intercontinentale peut se traduire par des actions concrètes, au service du développement des capacités institutionnelles et du rayonnement mutuel.
Amen K.