AES : La feuille de route de l’An II sur les rails après la réunion de Ouagadougou

Ils étaient venus pour coordonner, ils repartent avec une feuille de route consolidée et une détermination renforcée. Réunis jeudi 26 février 2026 dans la capitale burkinabè, les responsables des trois piliers stratégiques de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont franchi une étape décisive dans la construction de l’édifice confédéral.

Sous la houlette du ministre d’État burkinabè, le général Célestin Simporé, les délégations des trois nations sœurs ont passé au crible le projet de programme d’actions pour la deuxième année de leur partnership. Le Mali, représenté par le général Sadio Camara, et le Niger, avec à sa tête le général d’armée Salifou Mody, ont apporté leur pierre à l’édifice lors de ces assises qui consacrent le leadership du Faso à la tête de l’organisation.

En amont de cette rencontre ministérielle, les 24 et 25 février, les techniciens des secteurs de la défense, des relations extérieures et du développement avaient déjà déminé le terrain en procédant à l’analyse approfondie des différents volets du document stratégique. Un travail de fourmi qui a permis aux ministres de valider sereinement le texte final, désormais sur le bureau des chefs d’État pour adoption.

Au-delà des aspects administratifs, l’heure était également à la fermeté. Les participants ont conjointement fustigé les manœuvres visant à freiner l’élan d’intégration des trois pays. Ils ont évoqué sans ambages les tentatives de sabotage enregistrées ces derniers mois : la tentative de putsch avortée du 3 janvier au Burkina Faso, l’attaque contre l’aéroport de Niamey fin janvier, sans oublier les actions subversives ciblant les intérêts économiques maliens.

Autant d’attaques que les ministres attribuent à une coalition de groupes terroristes et de puissances étrangères hostiles à l’émancipation du Sahel. Mais à chaque fois, la réponse a été la même : un échec cuisant pour les agresseurs, grâce à la vigilance des peuples et au courage des Chefs d’État, les généraux Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani.

La rencontre s’est refermée sur un hommage appuyé aux forces armées des trois nations, sentinelles de l’intégrité territoriale, et sur un appel à la population pour qu’elle reste le premier rempart contre toute tentative de déstabilisation. Une motion spéciale a enfin salué le capitaine Traoré pour l’accueil et l’organisation de ce conclave majeur pour l’avenir de l’espace sahélo-saharien.

Amen K.

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