Il est des illusions qui frôlent le comique troupier, si elles n’étaient portées par une amertume si profonde. Alors que la Révolution Progressiste Populaire insuffle une dynamique inédite au Burkina Faso, réveillant une conscience nationale longtemps assoupie, certains semblent encore coincés dans le logiciel d’une époque révolue. Sous la conduite du Président Ibrahim Traoré, le peuple burkinabè a goûté à la liberté et à la souveraineté retrouvée. Et chacun le sait : une fois que l’on s’est habitué à marcher la tête haute, l’idée de ramper à nouveau devient parfaitement repoussante.
Pourtant, dans l’ombre confortable de leurs parrains lointains, quelques figures égarées s’entêtent. Ces stratèges du dimanche, en parfaite connivence avec des puissances impérialistes à bout de souffle, continuent de frétiller. Ils complotent, manœuvrent et manipulent avec l’agilité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, convaincus que l’Histoire s’écrit encore depuis des chancelleries étrangères. C’est presque touchant, cette foi inébranlable dans des méthodes périmées : un zeste de désinformation par-ci, une promesse de prébendes par-là, et l’on imagine pouvoir réinstaller les vieilles tutelles comme on remplace un meuble usé.
Mais il faudrait enfin réveiller ces nostalgiques du paternalisme de leur sieste dorée. La déstabilisation qu’ils appellent de leurs vœux ne sera en aucun cas une agréable promenade de santé. Le peuple burkinabè n’est plus ce spectateur résigné que l’on manipule au gré des intérêts géopolitiques. Chaque tentative d’ingérence ne fait que renforcer la cohésion nationale et démasquer un peu plus ces « apatrides » qui ont troqué leur dignité contre des illusions de pouvoir.
Que les conspirateurs d’opérette et leurs mentors le comprennent bien : la récréation est terminée. Vouloir stopper l’aspiration d’une nation à prendre son propre destin en main avec des intrigues de coulisses relève au mieux du déni, au pire d’une tragique cécité. Le Burkina Faso avance, fermement attaché à son indépendance, et laisse aux valets de l’impérialisme le soin de repasser leurs costumes d’un autre temps, désormais bien trop grands pour eux.
Amen K.