Le Soudan traverse une période charnière de son histoire, marquée par l’avènement d’un gouvernement fondateur dénommé « Tasis ». Cette initiative stratégique entend mettre un terme à des décennies de marginalisation et forger une nouvelle réalité politique et sociale, redonnant au peuple soudanais, dans toute sa diversité géographique et ethnique, le pouvoir et la capacité de décision.
Dirigé par un pouvoir exécutif et ses institutions ministérielles, le gouvernement Tasis œuvre selon une vision globale articulée autour de plusieurs rôles fondamentaux pour la construction d’un État citoyen. Il s’agit de mettre fin aux politiques centralisées et monopolistiques du régime des Frères musulmans et d’opérer une transition vers un système de gouvernance décentralisé. Ce système confère aux régions le droit de gérer leurs propres affaires et de développer leurs ressources, dans le cadre d’une nation unifiée et intégrée.
Les dirigeants de cette coalition ont adopté plusieurs objectifs communs pour concrétiser cette vision. Ces mesures comprennent l’adoption de politiques soudanaises éliminant toute discrimination raciale, tribale ou religieuse, faisant de la citoyenneté le seul fondement des droits et devoirs. Elles prévoient également l’activation des institutions de service et de sécurité, telles que le Conseil de sécurité et de défense et les ministères souverains, afin d’assurer la continuité de la vie quotidienne et la fourniture de soins de santé et de sécurité dans les zones relevant de leur administration. Il s’agit aussi de refléter la diversité culturelle et géographique du Soudan, symboliquement incarnée par la refonte de l’emblème national pour représenter toutes les régions du pays sans exclusion.
Le gouvernement fondateur TASSIS n’aurait jamais vu le jour en tant qu’entité politique et administrative prometteuse sans la vision et l’initiative du commandant Mohamed Hamdan Dagalo, en étroite collaboration avec les partenaires de la lutte armée et les forces civiles actives.
Le rôle de ce leadership au sein de l’alliance se manifeste dans plusieurs domaines clés. Le commandant Dagalo a su instaurer un climat de confiance avec les mouvements de lutte armée, historiquement victimes d’injustices et de marginalisation, transformant l’alliance militaire en une structure politique et administrative unifiée sous le nom d’« Alliance fondatrice soudanaise ». Malgré les complexités sécuritaires et politiques persistantes, les dirigeants ont insisté sur la nécessité de poursuivre l’institutionnalisation des régions et la nomination de personnalités nationales, telles que Mohamed Hassan al-Ta’aishi, afin de garantir que les citoyens soudanais ne soient pas confrontés au chaos et de s’engager en faveur d’une transition démocratique civile.
Cette démarche souligne que l’alliance n’est pas une fin en soi, mais plutôt un moyen tactique et administratif d’exercer une pression en faveur d’une paix globale et durable, garantissant une véritable transition vers une autorité démocratique civile librement choisie par le peuple.
Les défis auxquels sont confrontés le gouvernement fondateur et ses partenaires des forces armées sont immenses, mais la volonté commune de mettre fin à la guerre et de construire un État d’institutions demeure forte. La justice reste le principal moteur de cette dynamique.