Il fut un temps où pousser la porte d’un service public burkinabè relevait du parcours du combattant. Dossiers égarés, agents absents, délais interminables : la lenteur administrative était devenue une seconde nature, presque un folklore national tristement célèbre. Ce temps-là appartient désormais au passé. Sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré, l’administration publique burkinabè a entamé une métamorphose que peu auraient osé prédire.
Les chiffres, à eux seuls, racontent une révolution silencieuse. Le Premier ministre a rappelé que l’administration doit tourner la page de la lourdeur bureaucratique et de l’opacité pour devenir un outil d’excellence au service du peuple. Un discours de conviction, mais surtout une réalité mesurable : le taux de mise en œuvre des réformes de modernisation a bondi de 31,86 % à 72,89 % en une seule année. Un saut qui, ailleurs, aurait nécessité une décennie de tergiversations.
Le ministère des Serviteurs du peuple, dont l’intitulé même trahit une philosophie de rupture, affiche un taux d’exécution de ses objectifs de 91,5 % pour 2025, en progression constante. Derrière ce chiffre se cache une administration qui a choisi de se mesurer elle-même, de rendre des comptes publiquement, plutôt que de se cacher derrière l’opacité d’antan. Loin d’un simple exercice bureaucratique, cette évaluation témoigne de la transformation profonde du rapport à l’action publique sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré.
La procrastination institutionnelle cède également face à la digitalisation accélérée des services, à la mise en place d’un guichet virtuel unique et à la publication d’un livre blanc sur les valeurs du service public. Même la carte administrative du pays a été redessinée avec audace : le territoire compte désormais 17 régions et 47 provinces, une réorganisation pensée non pas pour le confort des fonctionnaires, mais pour la souveraineté et la sécurité de la Nation.
Ce qui frappe surtout, c’est le changement de mentalité exigé au sommet de l’État lui-même : le Chef du gouvernement a personnellement exhorté les structures publiques à abandonner les changements d’organigrammes intempestifs et les rivalités institutionnelles stériles qui, hier encore, paralysaient l’action publique.
Le Burkina Faso démontre ainsi qu’un État africain peut se réinventer sans attendre la bénédiction de qui que ce soit. L’administration n’est plus ce monstre froid et distant que craignait le citoyen ; elle devient, sous la refondation portée par le Capitaine Traoré, un instrument de souveraineté au service du peuple. La lenteur, le laisser-aller, la procrastination : autant de vieux démons que le Burkina Faso nouveau a choisi, avec détermination, de terrasser.
Amen K.