Le rêve ivoirien s’est arrêté net ce mardi soir à l’AT&T Stadium d’Arlington. Pour son premier match à élimination directe de l’histoire en Coupe du monde, la Côte d’Ivoire a livré une prestation séduisante mais trop tendre, s’inclinant face à une Norvège plus réaliste sur le score de 2-1. Une élimination cruelle pour la plus jeune équipe du tournoi, qui aura montré de belles choses sans parvenir à concrétiser ses promesses.
Les Éléphants, champions d’Afrique en titre, ont pourtant abordé cette rencontre avec des intentions louables. Optant pour un jeu propre et construit depuis l’arrière, ils ont rapidement pris la mesure de leur adversaire, accumulant les situations dans le camp norvégien. Mais le problème fut là : l’avant-dernier et le dernier gestes ont systématiquement fait défaut. Les centres ne trouvaient pas preneur, la présence dans la surface manquait cruellement, et les Ivoiriens ont dû se contenter de cumuler des corners (14 au total) sans jamais réellement inquiéter le gardien adverse.
En face, la Norvège a donné une véritable leçon d’efficacité. Antonio Nusa a ouvert le score avant la mi-temps d’une belle frappe enroulée, sur la première occasion scandinave. Les Norvégiens étaient menaçants à chaque incursion, tandis que les attaquants ivoiriens butaient sur une défense bien en place ou sur le portier Nyland, décisif à plusieurs reprises.
La seconde période a offert son lot de rebondissements. Entré en jeu, Amad Diallo a cru endosser le costume de sauveur : après avoir sauvé un ballon de 2-0 sur sa ligne, il a égalisé d’un superbe slalom solitaire, redonnant espoir à tout un peuple. Mais ce fut de courte durée. Quelques minutes plus tard, Erling Haaland, l’implacable buteur norvégien, redonnait l’avantage aux Scandinaves. Diallo a bien tenté une dernière fois sur coup franc dans le temps additionnel, mais Nyland, une fois encore, s’est interposé pour sceller le sort des Éléphants.
La Côte d’Ivoire quitte donc ce Mondial avec des regrets. Séduisante dans le jeu, elle a péché par manque de maturité et de réalisme dans les zones décisives. Une élimination qui rappelle que, au plus haut niveau, l’inefficacité paie cash. Mais pour cette jeune équipe prometteuse, l’expérience acquise sera précieuse pour l’avenir.
Amen K.