Togo : Lomé au cœur de la paix, évaluation semestrielle de la crise dans l’Est de la RDC

Depuis le dimanche 7 juin 2026, la capitale togolaise Lomé abrite la réunion semestrielle d’évaluation du processus de facilitation de la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs. Cette rencontre stratégique, consacrée à l’examen de la feuille de route de l’Union africaine, rassemble les principaux acteurs engagés dans la médiation sous l’égide de l’Union africaine.

Les travaux réunissent des représentants de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ainsi que les partenaires du processus. Alors que les violences continuent de ravager l’Est de la RDC, les participants passent en revue les orientations définies lors de la précédente rencontre tenue en janvier dernier, toujours à Lomé. Ces orientations visent à harmoniser les initiatives africaines en faveur du retour de la paix et de la stabilité dans cette partie du continent meurtrie.

Face à une situation toujours préoccupante, les participants réaffirment avec force la nécessité d’une mobilisation collective des États de la région, de l’Union africaine et de l’ensemble des partenaires internationaux. Selon eux, cette mobilisation demeure indispensable dans un contexte marqué à la fois par l’insécurité persistante et par la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans certaines zones de la RDC. Deux crises qui se superposent et aggravent la détresse des populations civiles.

Parmi les membres du panel des facilitateurs présents à Lomé figurent deux personnalités féminines d’envergure : l’ancienne présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, et l’ancienne présidente de l’Éthiopie, Sahle-Work Zewde. Ces femmes d’exception, qui jouent un rôle clé dans les démarches de rapprochement entre les parties prenantes et dans la recherche d’une solution durable à la crise, ont réaffirmé leur adhésion au principe de cohérence et d’harmonisation défendu par le médiateur désigné de l’Union africaine, le président du Conseil, Faure Gnassingbé.

Cette réunion de Lomé illustre une fois de plus la capacité de l’Afrique à prendre en charge ses propres crises. Dans une région des Grands Lacs éprouvée par des décennies de conflits, la voie de la diplomatie et de la médiation reste la seule porte crédible vers une paix durable. Les regards sont désormais tournés vers les conclusions de cette rencontre et leur traduction sur le terrain.

Amen K.

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