Ethiopie : des tirs ont repris après cinq mois d’apaisement

Dans des zones frontalières de la région du tigré dans le nord de l’Ethiopie, les combats ont repris mercredi 24 août, entre les rebelles tigréens et gouvernement fédéral.

Après cinq mois d’accalmie, les deux parties se rejettent la responsabilité d’avoir brisé la trêve.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit profondément choqué et attristé par la reprise des violences et a appelé fermement à la cessation immédiate des hostilités et à la reprise des négociations de paix, tout comme les Etats-Unis qui ont prôné un cessez-le feu durable sans conditions.

L’union africaine quant à elle réaffirme son engagement à travailler avec les parties pour soutenir un processus politique consensuel dans l’intérêt du pays

Les rebelles du Tigré ont accusé l’armée éthiopienne de mener une offensive contre leurs positions, et eux n’ont fait que défendre leurs positions.

« Ne tenant aucun compte des nombreuses offres de paix présentées par le gouvernement éthiopien, les forces tigréennes ont lancé une attaque et ont rompu la trêve », a répondu le gouvernement dans un communiqué.

Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a affirmé que les rebelles s’étaient emparés de 12 camions citernes du programme alimentaire mondial stationnés dans la capitale tigréenne Mekele, soit 570 000 litres de carburant destinés à distribuer de l’aide alimentaire.

En rappel, la guerre a commencé en novembre 2020, quand le Premier ministre, Abiy Ahmed, a envoyé l’armée au Tigré déloger les autorités régionales, les accusant d’avoir attaqué des bases militaires après avoir contesté son autorité durant des mois. L’armée fédérale a reçu l’appui des forces régionales et de milices amharas ainsi que de soldats de l’Érythrée voisine, des troupes toujours présentes dans l’ouest du Tigré.

Géraud

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