La Banque africaine d’import-export, plus connue sous le nom d’Afreximbank, entend intensifier son engagement en faveur du développement industriel du Togo. Cette volonté a été réaffirmée lors d’une rencontre tenue le mardi 18 mai 2026 à Lomé entre le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, et le président du Conseil d’administration de l’institution financière panafricaine, Dr George Elombi.
Déjà partenaire du Togo dans plusieurs projets structurants, Afreximbank souhaite désormais étendre son intervention à de nouveaux secteurs stratégiques, notamment les phosphates et la production énergétique destinée à soutenir les zones industrielles. L’objectif affiché est de contribuer davantage à la transformation locale des matières premières et à la création de valeur ajoutée sur le continent africain.
Selon Dr George Elombi, les échanges avec les autorités togolaises ont porté sur les mécanismes de création de richesse à travers la transformation des ressources naturelles du pays. « Nous avons eu des discussions sur la transformation des produits de base togolais, particulièrement le phosphate, ainsi que sur la production d’énergie pour accompagner le développement des zones industrielles », a-t-il expliqué.
L’institution bancaire panafricaine ambitionne également d’accompagner le gouvernement togolais dans la mobilisation de financements et de partenaires techniques afin de soutenir la mise en œuvre des politiques industrielles du pays. Cette stratégie vise à renforcer la compétitivité du Togo et à favoriser une industrialisation capable de générer des emplois et de stimuler la croissance économique.
Afreximbank joue déjà un rôle important dans le financement de plusieurs projets au Togo. La banque est notamment impliquée, aux côtés d’autres partenaires financiers, dans le développement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), considérée comme l’un des principaux pôles industriels du pays.
L’institution s’est également illustrée dans le secteur des médias et du sport. En 2024, elle avait facilité un financement de 245 millions d’euros, soit environ 160 milliards de FCFA, en faveur du groupe audiovisuel togolais New World Télévision (NWTV). Ce financement était destiné à l’acquisition des droits de diffusion de grandes compétitions sportives à l’échelle africaine.
Amen K.