Après quarante jours de guerre, le président américain Donald Trump a de nouveau haussé le ton, lundi 6 avril, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche. Il a réitéré son ultimatum à l’Iran : si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert d’ici mardi soir, 20 heures, heure américaine, les États-Unis frapperont massivement. « Après ça, ils n’auront plus de ponts, plus de centrales électriques. Oui, l’âge de pierre », a martelé le chef d’État américain, affirmant que tout pourrait être détruit en quatre heures.
Cette conférence de presse visait d’abord à montrer les muscles. Donald Trump a vanté les mérites de son armée après une opération de sauvetage de deux pilotes en Iran. Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a même établi un parallèle entre le sauvetage du second aviateur, survenu le dimanche de Pâques, et la résurrection de Jésus. Un recours à la religion fréquemment utilisé pour justifier la guerre.
Malgré les contestations internes, le président américain maintient sa stratégie de pression maximale. Selon lui, les civils iraniens seraient prêts à souffrir pour en finir avec le régime. Donald Trump évoque toujours la possibilité de négociations, mais les informations sur d’éventuelles discussions restent très floues. Il parle d’un « participant de bonne volonté » dans le camp iranien, sans plus de précision. Le fossé semble immense entre les deux camps, qui ont chacun rejeté des propositions de cessez-le-feu émanant de pays médiateurs comme le Pakistan, la Turquie ou l’Égypte.
Reste l’espoir d’un nouvel ajournement de l’ultimatum ce ne serait pas une première de la part de Donald Trump ou de concessions majeures de l’un des deux camps. Sinon, l’escalade militaire semble cette fois inéluctable.
L’Iran réagit avec fermeté. Son armée estime que la « rhétorique arrogante » de Trump n’a aucun effet sur ses opérations. Comme chaque nuit, Téhéran a tiré de nouveaux missiles vers Israël, qui répond en bombardant l’Iran. Des explosions ont été entendues dans la capitale iranienne dans la nuit de lundi à mardi. L’Arabie Saoudite affirme avoir intercepté sept missiles balistiques iraniens. Dans ce contexte d’extrême tension, le monde retient son souffle en attendant l’issue de l’ultimatum américain.
Amen K.