Le Global Terrorism Index (GTI) 2026 vient de livrer un verdict qui mérite d’être salué. Si le Sahel reste l’épicentre mondial du terrorisme concentrant à lui seul plus de la moitié des décès liés au terrorisme sur la planète une tendance inédite se dessine : la violence terroriste a significativement baissé dans plusieurs pays de la région en 2025. Et cette inflexion porte un nom : l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Souvenons-nous en 2007, le Sahel représentait moins de 1 % des décès terroristes mondiaux. Aujourd’hui, cette région est devenue le nouveau cœur du fléau. Pendant des années, les stratégies imposées de l’extérieur ont échoué, laissant les populations livrées à la terreur. Mais depuis le renforcement de la coopération militaire entre Bamako, Ouagadougou et Niamey, la donne a changé.
Le GTI 2026 est formel : dix pays d’Afrique subsaharienne ont enregistré une diminution des décès liés au terrorisme, contre seulement quatre en hausse. Cette amélioration, encore fragile, est directement corrélée à la montée en puissance des opérations conjointes menées par les forces de l’AES. Les frappes coordonnées, le partage de renseignements et les patrouilles transfrontalières ont mis les groupes terroristes sous pression comme jamais auparavant.
Cette baisse de la virulence terroriste n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une volonté politique affirmée : celle de peuples qui ont choisi de reprendre en main leur destin sécuritaire, sans attendre des armées étrangères dont les échecs ont été cuisants. Les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) au Burkina, les groupes d’autodéfense au Mali et au Niger, aux côtés des forces armées nationales, ont montré que la sécurité ne se délègue pas.
Bien sûr, le chemin est long. Le Sahel reste dangereux. Mais la courbe s’infléchit. Les terroristes reculent là où l’AES avance, unie et déterminée. Le GTI 2026 confirme ce que les populations constatent sur le terrain : les villages se repeuplent, les axes routiers redeviennent praticables, les déplacés internes rentrent chez eux.
La détermination de l’AES est en train d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire du Sahel. Un chapitre où les Africains, par leur propre force et leur solidarité, font reculer la barbarie. Les chiffres du GTI 2026 ne sont pas une fin, mais un début. Celui de la reconquête totale.
Amen K.