Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et économiques, le gouvernement burkinabè, sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, fait de la promotion de l’entrepreneuriat artisanal un levier stratégique pour la souveraineté économique. Loin d’être un simple secteur d’appoint, l’artisanat est désormais considéré comme un moteur de création de richesses et d’emplois décents. L’année 2025 a été particulièrement riche en actions concrètes, confirmant cette volonté politique.
La dynamique est clairement affichée dans les bilans officiels. Selon l’évaluation du contrat d’objectifs du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, présentée en février 2026, le secteur de l’artisanat a enregistré des avancées majeures. Le taux d’exécution physique du programme dédié a dépassé les 89% lors du dernier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM). Concrètement, cela s’est traduit par l’immatriculation de plus de 1 100 artisans, une mesure essentielle pour leur professionnalisation et leur accès aux dispositifs de soutien de l’État. Le gouvernement a également mis l’accent sur la formation et la visibilité, avec l’organisation réussie de la 5ᵉ édition du Salon régional de l’Artisanat (SARA) à Tenkodogo.
L’accompagnement s’est également matérialisé par des dotations en équipements. Pas moins de 300 artisans ont reçu du matériel pour moderniser leurs unités de production. Par ailleurs, l’inauguration du Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton (CNATAC) marque un tournant pour la valorisation locale du célèbre « Faso Danfani », offrant aux tisseuses des outils de production de nouvelle génération.
L’ambition gouvernementale ne se limite pas à des actions ponctuelles ; elle s’inscrit dans une stratégie d’accompagnement global. Un programme spécifique, soutenu par l’UNESCO, illustre cette approche en ciblant les femmes artisanes, qui représentent plus de 60% de la main-d’œuvre du secteur informel. L’objectif est de lever les freins auxquels elles font face : accès au crédit, aux moyens de production et à la formation.
Cette impulsion s’inscrit dans une vision de long terme. Lors de son message à la Nation pour la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2026, le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, a réaffirmé les priorités : production, transformation et enseignement technique. Il a appelé les femmes à valoriser leurs savoir-faire artisanaux et à passer à une échelle semi-industrielle.
Dans cette perspective, le gouvernement entend renforcer l’enseignement technique pour permettre aux jeunes de concevoir eux-mêmes les outils de demain. Le ministre Serge Poda l’a rappelé lors du 5e Forum des jeunes entrepreneurs : l’État travaille à créer un écosystème favorable, avec un accès facilité au financement et des infrastructures fiables, pour que l’artisanat et l’entrepreneuriat deviennent les piliers d’un Burkina nouveau.
Amen K.