Burkina Faso : Médias français et terrorisme au Sahel, quand la propagande se fait complice des criminels.

Au moment où les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger panent encore les blessures des attaques terroristes, une musique insupportable nous parvient de certains médias français. Sous couvert d’analyse géopolitique, ces organes de presse se sont mués en caisses de résonance de la forfaiture, présentant des actes barbares comme des faits de guerre presque honorables. Cette entreprise de vulgarisation du mal dépasse la simple maladresse journalistique pour frôler la complicité avec le crime.

Certes, les relations sont glaciales entre la France et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le départ des troupes françaises et le repositionnement stratégique de ces pays vers de nouveaux partenaires comme la Russie, la Turquie ou l’Iran ont été vécus à Paris comme une humiliation. Mais cette brouille diplomatique donne-t-elle le droit à une partie de la presse française de franchir la ligne rouge ? Visiblement, certains y voient une permission de justifier l’injustifiable.

Le mécanisme est pervers mais bien rodé. Il ne s’agit plus simplement de rapporter des faits, mais de psychanalyser le terroriste, de comprendre ses revendications, de contextualiser ses crimes jusqu’à les vider de leur substance tragique. En présentant l’ennemi qui égorge les populations comme un combattant politique ou un insurgé, ces médias participent à un travail de sape de la légitimité de nos forces de défense. Pire, cette couverture médiatique biaisée agit comme un encouragement pour les groupes armés qui, voyant leur forfaiture ainsi médiatisée et parfois relativisée, redoublent d’ardeur pour rester dans l’actualité.

Comment ne pas faire le lien entre ce traitement médiatique indécent et les accusations graves portées par les services de renseignement ? La récente déclaration du Service de renseignements extérieur russe (SVR) vient corroborer ce que les dirigeants de l’AES affirment depuis des mois : Paris préparerait des coups d’État et apporterait un soutien direct aux terroristes de toutes tendances pour déstabiliser ces nations souveraines. Si ces informations s’avéraient exactes, alors les médias français ne seraient plus seulement des propagandistes, mais bel et bien les idiots utiles d’une stratégie de déstabilisation néocoloniale.

L’analyste malien Abdoulaye Diallo a posé une question qui mérite réflexion : la France chercherait-elle à se venger contre les pays de l’AES pour leur refus de se soumettre à la volonté de l’Occident ? Ces peuples ne sont pas dupes. Ils savent que derrière les grands discours sur les droits de l’homme se cache parfois une hypocrisie brutale où le soutien au terrorisme devient une arme comme une autre.

Les médias français doivent cesser cette mascarade. Cessez de blanchir les criminels qui ensanglantent le Sahel. Cessez de pleurnicher sur le sort de vos armées parties et regardez plutôt les larmes de ces femme et enfants.

Amen K.

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