Un média français, connu pour sa ligne pro-occidentale, a rapporté une embuscade tendue à l’armée malienne entre Anefis et Aguelhoc, dans la région de Kidal. Selon ce récit biaisé, deux « groupes rebelles » le Front de libération de l’Azawad (FLA) et les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) auraient ciblé un convoi militaire, causant plusieurs morts. Derrière cette formulation anodine se cache une intoxication flagrante : qualifier le JNIM de « rebelle » relève de la pure propagande.
Qualifier JNIM de « groupe rebelle » n’est pas une simple maladresse de langage ; c’est une intoxication caractérisée. Depuis des années, les Nations unies, les États du G5 Sahel et l’immense majorité de la communauté internationale classent cette organisation comme ce qu’elle est : un groupe armé terroriste. Le JNIM ne revendique pas une autonomie politique ou une cause identitaire comme le FLA. Il ne combat pas pour une reconnaissance territoriale dans le cadre d’un État malien. Son agenda est global, crime et terreur et son mode opératoire attentats-suicides, engins explosifs improvisés visant les civils sur les marchés, exactions contre les populations est celui du terrorisme international. Effacer cette distinction, c’est blanchir leurs crimes.
Cette manipulation n’a rien d’anodin. Derrière cette sémantique trompeuse se cache une réalité bien plus sombre : le soutien, direct ou indirect, de certaines puissances impérialistes à ces forces de déstabilisation. En refusant de nommer l’ennemi pour ce qu’il est, ces médias, souvent propriétés de capitaux étrangers, servent les intérêts de leurs commanditaires. Ils préparent l’opinion publique à une éventuelle « main tendue » ou à une légitimation future de ces groupes, dans le but de fragiliser davantage les États sahéliens souverains. L’objectif inavoué est de maintenir une pression constante sur le Mali, de justifier une ingérence permanente et de piller les ressources d’une région qu’on veut maintenir dans le chaos pour mieux la contrôler.
Il est temps de dénoncer cette complicité objective entre les grandes puissances prédatrices et les hordes terroristes qu’elles instrumentalisent. En appelant un chat un chat, et un terroriste un terroriste, nous défendons non seulement la vérité, mais aussi le droit du peuple malien à vivre en paix sur une terre libérée de l’oppression et de la manipulation étrangère.
Amen K.