Burkina Faso : Carême et cherté de la vie, le gouvernement lance l’opération « Faso Yaar » pour soulager les plus vulnérables.

Alors que des millions de chrétiens observent le jeûne et les musulmans le carême, le gouvernement burkinabè a décidé de tendre la main aux ménages les plus modestes. Mercredi 18 février 2026, à la Zone d’activités diverses (ZAD) de Ouagadougou, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda, a procédé au lancement officiel de l’opération spéciale de vente de produits de première nécessité de la nouvelle société d’État Faso Yaar.

Face à la flambée des prix sur les marchés, cette initiative gouvernementale arrive à point nommé pour alléger le quotidien des populations vulnérables, particulièrement éprouvées en cette période de privation spirituelle. Désormais, dans la boutique pilote de Faso Yaar située à la ZAD, les consommateurs peuvent se procurer des denrées essentielles à des prix règlementaires, bien en deçà des tarifs pratiqués par le commerce traditionnel.

Sur les étals de ce nouveau magasin, on retrouve une gamme de produits stratégiques pour le panier de la ménagère : de l’huile de coton et de soja, du sucre, ainsi que des jus locaux. L’objectif affiché par le gouvernement est clair : rendre accessible la vie chère en proposant des produits de grande consommation à des coûts maîtrisés, tout en luttant contre les pratiques spéculatives de certains commerçants.

Cette opération « spéciale carême » revêt une dimension particulièrement symbolique. En cette période où les familles se serrent la ceinture pour des raisons spirituelles, l’État vient rappeler que la solidarité nationale ne faiblit pas. Pour de nombreux ménages de la capitale, ces points de vente représentent une bouffée d’oxygène dans un contexte économique marqué par l’inflation et les défis sécuritaires.

L’initiative Faso Yaar ne se limite pas à une simple opération de commerce. Elle incarne la volonté des autorités de réguler le marché et de protéger le pouvoir d’achat des Burkinabè. En proposant ces produits à des prix justes, le gouvernement espère créer un effet d’entraînement et contraindre les acteurs du secteur informel à aligner leurs tarifs.

Alors que le jeûne du carême appelle au partage et à la compassion, cette action publique résonne comme une main tendue vers les couches les plus fragiles de la société. Les regards sont désormais tournés vers les prochaines semaines pour voir si ce dispositif pourra être étendu à d’autres localités du pays, afin que cette solidarité annoncée ne reste pas un simple effet d’annonce urbain, mais devienne un véritable bouclier social pour tous les Burkinabè.

Amen K.

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