La participation du Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FICSA) à Amdjarass, au Tchad, a marqué un engagement fort du Burkina Faso en faveur de la culture comme socle d’intégration régionale. Cet événement, placé sous le haut patronage du Président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, a réuni des délégations de haut niveau, dont celle du Niger, conférant à la rencontre une dimension politique et fraternelle affirmée.
Aux côtés du Premier ministre tchadien Allah Maye Halina, représentant le Maréchal Déby, les officiels ont souligné la portée stratégique de ce rassemblement. Le FICSA dépasse la simple célébration folklorique ; il s’agit d’un instrument de valorisation des territoires sahariens comme espaces de culture, de tourisme durable et de croissance économique. « Le choix du gouvernement tchadien est clair : développer un tourisme qui valorise nos potentialités et crée des emplois durables », a déclaré le chef du gouvernement tchadien, appelant à une solidarité active entre les peuples du Sahara.
Porte-parole de la délégation burkinabè, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a réaffirmé la solidité des liens historiques entre le Burkina Faso et le Tchad. Il a transmis les salutations du Président Ibrahim Traoré et rappelé le rôle central de la culture comme « levier de cohésion sociale, de souveraineté et de développement durable » dans l’espace sahélien.
S’appuyant sur le thème de l’édition, « Coopération sud-sud : Culture et Tourisme durable pour des territoires inclusifs », le ministre a présenté la diplomatie culturelle comme un outil stratégique de rapprochement des peuples et de rayonnement international. Dans cet esprit, il a officiellement lancé une invitation aux artistes et opérateurs culturels de la région à participer à la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), prévue du 25 avril au 2 mai 2026 à Bobo-Dioulasso. Cette démarche illustre la volonté du Burkina Faso de transformer son patrimoine culturel en ponts de dialogue et en opportunités de développement partagé.
Amen K.