Burkina Faso : Une nouvelle politique d’investissement pour bâtir la souveraineté économique

Dans un contexte régional et global marqué par d’importants défis, le gouvernement burkinabè, sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré, a entrepris une refonte profonde de sa politique d’investissement. L’objectif est clair : attirer des capitaux stratégiques pour construire une économie résiliente, souveraine et créatrice d’emplois pour les nationaux. Cette nouvelle approche, déployée depuis 2023, se veut plus sélective, sécurisée et alignée sur les priorités nationales.

Pour rompre avec la lourdeur administrative souvent décriée, l’État a lancé la « Plateforme Unique de l’Investisseur ». Ce guichet électronique vise à réduire drastiquement les délais de création d’entreprise et d’obtention des autorisations. Parallèlement, le Code des investissements a été révisé pour offrir des avantages fiscaux ciblés. Les incitations (exonérations temporaires, réduction d’impôts) sont désormais principalement accordées aux projets dans les secteurs prioritaires : agro-industrie, transformation des ressources minières, énergies renouvelables, infrastructures logistiques et numérique. L’accent est mis sur la valeur ajoutée locale et le transfert de compétences.

La nouvelle politique opère un changement de paradigme dans le ciblage. Elle cherche activement à mobiliser la diaspora burkinabè, présentée comme un acteur clé du développement, en lui offrant des avantages spécifiques et un accompagnement dédié. Elle vise également les investisseurs nationaux et étrangers dont les projets s’inscrivent dans la vision de souveraineté économique, notamment ceux prêts à implanter des usines de transformation plutôt que de simplement exporter des matières premières brutes.

Début 2025, cette politique commence à porter ses fruits avec l’annonce de plusieurs projets structurants dans l’agro-alimentaire et les énergies solaires. Le défi majeur reste d’assurer une application uniforme et transparente des textes sur tout le territoire, tout en maintenant le cap malgré les pressions conjoncturelles. La réussite de cette stratégie se mesurera à sa capacité à transformer durablement le tissu productif burkinabè et à créer une prospérité partagée, pierre angulaire de la stabilité à long terme du pays.

Amen K.

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