Le ministère togolais de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, sous la direction de Kodjo Adédzé, a annoncé le lancement en 2026 d’un important programme de travaux d’infrastructure dans la capitale. Ce projet, doté d’une enveloppe budgétaire de 1,2 milliard de FCFA, vise l’aménagement, l’assainissement et le bitumage de plusieurs rues urbaines à Lomé, marquant une étape significative dans la modernisation de la ville.
Cette initiative s’appuie sur un travail préparatoire approfondi. Dès octobre 2025, le département ministériel avait élaboré des avant-projets détaillés (APD) pour deux artères jugées prioritaires, représentant un linéaire total de 10,2 kilomètres. Ces axes stratégiques, situés au sud-ouest de la capitale, sont la rue Carrefour Y – Adidogomé Massalassi (RN5), longue de 2 kilomètres, et la rue CEDEAO, sur un tronçon de 7,2 kilomètres entre le Grand Contournement et l’Entreprise de l’Union jusqu’à la RN5 Adidogomé. L’identification de ce financement constitue une avancée concrète vers la matérialisation de ces plans.
Les impacts attendus de ces travaux sont multiples et structurants pour la vie quotidienne des Loméens. En premier lieu, le ministère mise sur une amélioration substantielle de la mobilité urbaine. Le bitumage de ces axes fluidifiera la circulation, réduisant considérablement les embouteillages et les temps de parcours. Cette opération doit également renforcer la connectivité entre les différents quartiers du sud-ouest de la capitale, désenclavant certaines zones et créant un maillage routier plus cohérent.
Au-delà de la simple circulation, les bénéfices seront économiques et sécuritaires. L’état des routes étant un facteur majeur dans le coût du transport, leur réhabilitation devrait réduire les frais de logistique pour les citoyens et les entreprises. Par ailleurs, des chaussées bien aménagées et sécurisées contribueront à diminuer le nombre d’accidents de la route. À plus long terme, le gouvernement voit dans ces infrastructures un puissant levier de développement économique local. Des axes modernes et fonctionnels attirent les investissements, dynamisent le commerce de proximité et valorisent le cadre de vie des habitants, stimulant ainsi l’activité dans toute la zone.
Si le financement est désormais identifié et les plans techniques établis, l’attention se porte désormais sur la prochaine étape cruciale : le lancement effectif de la phase opérationnelle. La concrétisation de ce projet en 2026 sera un test tangible de la capacité du ministère à transformer la planification en réalisation. Pour les populations des quartiers concernés, ces travaux annoncent une transformation majeure de leur environnement urbain, promettant de meilleures conditions de déplacement et un nouveau souffle pour l’économie locale.
Amen K.