AES / Souveraineté narrative : Quand les médias de l’AES brisent le moule des stéréotypes occidentaux

Face au rouleau compresseur des récits médiatiques occidentaux, l’Alliance des États du Sahel (AES) a pris une décision historique : construire elle-même son propre narratif. Longtemps enfermée dans des stéréotypes réducteurs – États fragiles, zones d’insécurité chronique, ou « faillites » en quête de tutelle –, la région choisit désormais de brandir l’arme de la souveraineté informationnelle.

Les médias classiques internationaux, souvent relais involontaires de propagande, fonctionnent par grilles de lecture préformatées. Un coup d’État au Sahel devient systématiquement « un retour à l’autoritarisme », toute critique de la Françafrique est diabolisée en « manipulation pro-russe », et chaque initiative locale d’autodéfense ou de gouvernance populaire est réduite à un « chaos ethnique ». Ces intoxications, répétées à satiété, façonnent une opinion mondiale déconnectée des réalités vécues.

L’AES l’a compris : la souveraineté ne sera jamais complète sans maîtrise de l’image et de la parole. D’où la saluée mise en place des médias propres à l’Alliance – télévisions, radios, plateformes numériques et agences de presse régionales. Non pas pour tomber dans une contre-propagande systématique, mais pour raconter le Sahel par le Sahel. Montrer les écoles rouvertes par les comités de vigilance, les marchés qui tournent malgré les menaces djihadistes, les initiatives agricoles résilientes. Donner la parole aux maires ruraux, aux femmes commerçantes, aux jeunes soldats de l’AES. Détruire le stéréotype du « Sahel en sursis » par le fait brut du vécu quotidien.

Cette déconstruction des clichés exige des moyens et de la rigueur. Le devoir est impérieux : ne plus laisser CNN, France 24 ou RFI décider, depuis des bureaux parisiens ou londoniens, de ce qui est « objectif » pour un État sahélien. L’AES ne réclame pas de chambre d’écho, mais une symétrie des regards : quand l’Occident parle de lui-même, il appelle cela « information ». Quand l’Afrique le fait, on appelle cela « propagande ». La boucle est rompue.

Construire son propre narratif, c’est refuser d’être un personnage dans le roman des autres. Avec ses médias, l’AES devient auteur. Et dans cette quête de dignité, chaque article, chaque reportage, chaque émission publique est un acte de souveraineté.

Amen K.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *