Un an jour pour jour après la proclamation de la révolution au Burkina Faso, le président Ibrahim Traoré a pris la parole pour livrer un premier bilan de son action à la tête du pays. Un bilan qu’il qualifie lui-même de « globalement positif », malgré un contexte régional et international marqué par des pressions multiples.
Dès l’ouverture de son allocution, le chef de l’État a tenu à saluer la « forte mobilisation citoyenne » qui, selon lui, a été le moteur de cette année de transition. Partout sur le territoire burkinabè, les populations se sont organisées. Des intellectuels aux acteurs de terrain, en passant par les associations de jeunesse, des conférences, des actions de sensibilisation et des formations ont essaimé, témoignant d’une ferveur patriotique rarement égalée. « Le peuple s’est approprié sa destinée », a martelé le président.
Au-delà des initiatives locales, Ibrahim Traoré a réaffirmé avec fermeté sa maîtrise des affaires de l’État. Selon lui, la trajectoire du développement est désormais tracée, quoi qu’il advienne. « Peu importent les obstacles dressés par les puissances impérialistes, nous continuerons notre marche », a-t-il déclaré, visant implicitement les critiques occidentales et les sanctions économiques qui pèsent sur certains pays de la région. Pour le président burkinabè, la souveraineté nationale est une boussole qui ne souffre aucun écart.
Sur le plan sécuritaire, défi majeur du pays, le président a assuré que des progrès significatifs avaient été accomplis, sans toutefois nier les difficultés persistantes. La refondation des forces armées et la mise en place de dynamiques locales d’autodéfense ont été citées comme des réussites notables.
Enfin, sur le plan économique, les premières mesures de contrôle des prix et de soutien à l’agriculture ont porté leurs fruits, selon le bilan présidentiel. Si l’horizon reste semé d’embûches, Ibrahim Traoré se veut confiant. Pour lui, l’année écoulée prouve une chose : le Burkina Faso est debout, déterminé à tracer seul la voie de son émancipation, loin des injonctions extérieures. « La révolution continue », a-t-il conclu.