Un an après la proclamation officielle de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Burkina Faso, a rappelé les piliers de cette idéologie : connaître son histoire, maîtriser son présent pour façonner l’avenir. Mais au-delà des discours, une dynamique plus profonde s’est installée dans les villes et les campagnes du Burkina Faso : l’adhésion massive du peuple à cette vision.
Ce n’est pas une simple obéissance politique, mais une véritable réappropriation de la fierté nationale. Dans les écoles, les enfants récitent désormais des chants patriotiques qui évoquent les résistances passées, à Thomas Sankara. Dans les marchés, les radios locales diffusent des chroniques historiques. Les jeunes volontaires s’organisent en comités pour nettoyer leurs quartiers, planter des arbres et défendre leurs terres face aux défis sécuritaires.
L’amour de la patrie, martelé par le président Traoré, n’est plus un slogan. Il est devenu un moteur. Les « Volontaires pour la Défense de la Patrie » (VDP) incarnent cette transformation : civils formés aux côtés des forces armées, ils ne combattent pas seulement des terroristes, mais aussi l’oubli et la résignation. Le peuple a compris que l’histoire ne se subit pas, elle se construit.
Cette adhésion dépasse les clivages générationnels. Les anciens redécouvrent des archives longtemps négligées. Les plus jeunes utilisent les réseaux sociaux pour diffuser des capsules historiques en langues locales. Dans cette effervescence, on sent une volonté collective de rompre avec la dépendance mémorielle héritée de la colonisation.
En célébrant cette première année, le Burkina Faso ne pavoise pas simplement une révolution de plus. Il montre à l’Afrique et au monde qu’un peuple éveillé à son histoire et uni par l’amour de sa terre peut faire reculer le fatalisme. Le pari du capitaine Traoré était risqué. Mais le peuple a répondu : non par des applaudissements forcés, mais par des actes. L’avenir, désormais, lui appartient.
Amen K.