Burkina Faso : Quand le FONAFIS 2026 trace la voie d’un financement sanitaire plus souverain

Le premier Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) s’est conclu le 27 mars 2026 à Ouagadougou, marquant un moment charnière dans la poursuite de la souveraineté sanitaire du Burkina Faso. Après trois jours de discussions intensives, le forum s’est clôturé par une cérémonie présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, qui a souligné l’engagement du gouvernement à restructurer fondamentalement les mécanismes de financement de la santé du pays.

Les séances plénières ont donné lieu à une série de recommandations majeures visant à remanier un système longtemps remis en question par les contraintes de ressources et les questions d’accessibilité. Le dialogue était au cœur du dialogue, il était urgent de passer de modèles de financement fragmentés à une approche plus intégrée et plus durable. Le Premier ministre, dans son allocution de clôture, a capté l’esprit du rassemblement en soulignant la nécessité de « réinventer notre approche du financement de la santé pour la réalisation d’un système de santé efficace, équitable et souverain ».

Cette vision, a-t-il élaboré, repose sur trois piliers stratégiques. La première est la mise en œuvre accélérée de l’assurance maladie universelle, une réforme tant attendue visant à faire en sorte qu’aucun Burkinabè ne se voie refuser de soins en raison d’une incapacité de payer. Le deuxième pilier implique la numérisation complète de la chaîne de dépenses publiques, une mesure destinée à améliorer la transparence, à freiner les inefficacités et à faire en sorte que les fonds alloués atteignent leurs destinations prévues sans perte. La troisième recommandation clé est la consolidation de tous les flux de financement de la santé en un seul ensemble de fonds unifiés. Ce mécanisme de mise en commun vise à harmoniser les ressources, à améliorer la coordination entre les donateurs et les entités gouvernementales et à maximiser l’impact de chaque franc CFA investi.

Le forum, qui a réuni des responsables gouvernementaux, des partenaires internationaux, des organisations de la société civile et des parties prenantes du secteur de la santé, s’est conclu par des engagements concrets des participants pour faire avancer ces réformes. Le consensus était clair : la réalisation de la souveraineté sanitaire nécessite non seulement une augmentation des allocations budgétaires, mais aussi une transformation radicale de la façon dont les ressources existantes sont gérées et déployées.

Alors que la première édition du FONAFIS touchait à sa fin, le message du Premier ministre et des participants au forum était résolu. Les recommandations formulées au cours des trois jours devraient servir de feuille de route pour les décisions politiques et budgétaires à venir. Pour le Burkina Faso, la voie vers un système de santé résilient et indépendant a maintenant été tracée, les engagements pris à Ouagadougou représentant une étape décisive du dialogue à l’action.

Amen K.

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