Burkina Faso : Souveraineté alimentaire, le Président Ibrahim Traoré appelle à un sursaut patriotique

Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a lancé un vibrant appel à la conscience nationale, jeudi à Ouagadougou, à l’occasion du lancement de la 3ᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Placée sous le thème de la souveraineté alimentaire et du patriotisme économique, cette édition ambitionne de mobiliser l’ensemble des Burkinabè autour d’un objectif clair : réduire la dépendance aux importations et valoriser ce que la terre du Faso offre généreusement.

Dans un message empreint de fermeté, le chef de l’État a invité ses compatriotes à un examen de conscience sur leurs habitudes de consommation. « Observons ce que nous mangeons », a-t-il lancé, pointant du doigt la place prépondérante des produits importés dans les assiettes quotidiennes. Pour lui, cette situation n’est pas anodine. Elle constitue, selon ses termes, une forme insidieuse de domination économique, une manifestation contemporaine de l’impérialisme qui fragilise silencieusement la nation.

Le capitaine Ibrahim Traoré a particulièrement mis en lumière une contradiction criante. Alors que des produits de grande consommation inondent le marché national, les productions locales issues de zones agricoles stratégiques comme Bagré, le Sourou ou Samendeni peinent à trouver des débouchés. Une situation paradoxale que le président entend inverser en appelant à une mobilisation générale. Il ne s’agit pas seulement d’un choix alimentaire, mais d’un acte patriotique qui participe pleinement à la construction de la souveraineté nationale.

Les JEPPC, désormais à leur troisième édition, s’imposent comme un cadre privilégié pour raviver la flamme citoyenne. Au-delà des discours, elles se veulent un espace d’actions concrètes où chaque Burkinabè est invité à prendre sa part. Privilégier le riz de Bagré, le maïs du Sourou, les légumes de Samendeni, c’est faire le choix de l’emploi local, de la résilience économique et de la dignité nationale.

En appelant à un sursaut patriotique autour de l’assiette, le président du Faso place la souveraineté alimentaire au cœur des priorités. Car un peuple qui maîtrise son alimentation est un peuple qui maîtrise son destin. Le message est clair : l’avenir du Burkina Faso se construit aussi dans les champs et dans les marchés, par le choix éclairé de consommer burkinabè.

Amen K.

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