Guinée : Drame dans une mine artisanale à Kintinian, un mort et plusieurs disparus sous les décombres.

Un nouveau drame frappe le secteur minier artisanal guinéen. Ce jeudi, un important éboulement s’est produit dans la mine d’or artisanale « Barrière », située à Kintinian, une localité minière à environ 25 kilomètres de Siguiri, dans le nord-est du pays. Le bilan provisoire, encore incertain, fait état d’au moins un décès et de plusieurs blessés, tandis que des inquiétudes persistent quant à la présence d’autres victimes sous les décombres.

Au moment du glissement de terrain, de nombreux orpailleurs s’affairaient dans le puits, comme à l’accoutumée. Sans signe avant-coureur apparent, la terre s’est soudainement effondrée, piégeant plusieurs travailleurs et engloutissant des motos tricycles utilisées pour l’extraction et le transport des matériaux. L’onde de choc a été immédiate dans cette communauté où l’orpaillage constitue la principale activité économique.

Souleymane Keïta, qui a réchappé de justesse à la catastrophe, témoigne de la violence de l’instant. « Un bruit violent a précédé le glissement », raconte-t-il, décrivant la panique qui s’est emparée des orpailleurs. Certains, comme lui, ont pu s’extraire du puits, mais d’autres n’ont pas eu cette chance et restent prisonniers des tonnes de terre et de roche.

Sur place, l’heure est à la recherche frénétique. Brema Camara, président du district de Fatoya 1, dresse un premier bilan avec la prudence qui s’impose. « Nous déplorons pour l’instant une personne décédée et cinq blessés », déclare-t-il, avant d’ajouter que « plusieurs autres personnes pourraient encore se trouver sous les débris ». Il insiste sur le caractère provisoire de ces chiffres, alors que l’incertitude plane sur le nombre exact d’orpailleurs présents au moment du drame.

Face à l’ampleur de la catastrophe, une machine a été dépêchée sur le site pour tenter de déblayer les décombres. Les opérations de secours se poursuivent sans relâche, dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants. Ce nouvel accident relance, une fois de plus, le débat sur la sécurité dans les mines artisanales guinéennes, où les conditions d’exploitation, souvent précaires, exposent les travailleurs à des risques quotidiens. La communauté locale, elle, retient son souffle en attendant de connaître l’ampleur réelle de cette tragédie.

Amen K.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *