Togo : Saison des pluies 2026, des précipitations abondantes attendues dans la zone côtière

Les perspectives climatiques pour l’année 2026 annoncent une saison des pluies plus intense que d’habitude dans la partie méridionale du Togo. Ces prévisions ont été présentées récemment à Lomé lors du forum régional PRESAGG 2026, une rencontre scientifique consacrée à l’analyse et à l’anticipation des tendances climatiques en Afrique de l’Ouest.

Organisé par le Centre régional AGRHYMET, ce forum a réuni des experts en météorologie et en climatologie issus de plusieurs pays de la sous-région, notamment le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria. Les discussions ont permis d’établir des projections sur l’évolution probable des précipitations pour la prochaine saison pluvieuse dans les zones côtières du golfe de Guinée.

Selon les spécialistes, les régions méridionales du Togo pourraient enregistrer des cumuls de pluies supérieurs à la normale entre les mois de mars et mai. Les zones proches du littoral seraient particulièrement concernées par cette tendance. Une telle situation pourrait entraîner une augmentation du niveau des cours d’eau et accentuer les risques d’inondations, surtout dans les centres urbains côtiers où la densité de population et l’urbanisation rendent certaines zones plus vulnérables.

Les analyses climatiques suggèrent également que la saison des pluies pourrait s’installer de manière précoce à normale. Sa fin est quant à elle attendue dans des délais allant d’une période précoce à une période normale. Par ailleurs, les séquences de sécheresse temporaire au cours de la saison devraient rester relativement limitées, avec des durées jugées courtes à normales selon les projections des experts.

Sur le plan hydrologique, les prévisions indiquent des écoulements moyens à excédentaires dans plusieurs bassins côtiers. Cette situation pourrait favoriser une hausse du niveau des eaux dans certains cours d’eau et bassins versants, ce qui nécessite une attention particulière de la part des autorités et des populations vivant dans les zones exposées.

Face à ces perspectives, les spécialistes appellent à renforcer les mesures de prévention et de gestion des risques. Ils recommandent notamment d’éviter l’occupation des zones reconnues comme inondables, de développer davantage les actions de sensibilisation auprès des communautés et d’assurer un suivi régulier des informations météorologiques afin d’anticiper les épisodes de fortes pluies.

Ces prévisions contrastent avec la situation observée l’année précédente. En 2025, le Togo a connu un déficit pluviométrique notable, avec un cumul moyen national estimé à 987,8 millimètres. Ce niveau reste inférieur aux 1162,8 millimètres enregistrés en 2024 ainsi qu’à la moyenne des cinq dernières années, établie à environ 1198,3 millimètres.

Amen K.

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