Dans environ huit mois, la ville de Ouahigouya, chef-lieu de la région du Yaadga, abritera une infrastructure industrielle moderne dédiée à la conservation, la transformation et la commercialisation de la pomme de terre. Ce vendredi 27 février 2026, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a présidé la cérémonie de pose de la première pierre de l’usine de la Société de conservation et de transformation des produits agricoles (SOCOTRA-SA), marquant ainsi une étape concrète dans la politique d’industrialisation voulue par le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Cette réalisation, d’un coût global de 3,5 milliards de francs CFA, s’étendra sur un site de trois hectares et générera plus de 1 400 emplois directs et indirects à terme. Mais au-delà des chiffres, c’est la philosophie qui sous-tend ce projet qui mérite d’être soulignée. En effet, la SOCOTRA incarne parfaitement la nouvelle dynamique économique impulsée par les plus hautes autorités : sortir du simple rôle d’exportateur de matières premières pour construire une véritable souveraineté industrielle.
Lors de la cérémonie, le ministre Serge Gnaniodem Poda a été clair : cette usine est une réponse directe à la vision du Président Ibrahim Traoré. « La vision des plus hautes autorités de notre pays est la promotion du développement endogène et la réduction de la dépendance aux importations. À travers la SOCOTRA, le gouvernement réaffirme sa volonté de créer davantage un environnement sûr dans le domaine de l’industrialisation », a-t-il déclaré.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale cohérente. Depuis 2025, le gouvernement a engagé des réformes structurelles majeures, notamment la nationalisation d’entreprises stratégiques comme la SN-CITEC dans le secteur des oléagineux ou la SN-SOSUCO pour le sucre, afin de maîtriser les chaînes de valeur et stabiliser des filières essentielles. Parallèlement, l’État encourage l’initiative privée, comme en témoigne la SOCOTRA, fruit de la clairvoyance de la Chambre de commerce et d’industrie et de ses actionnaires.
L’impact sur l’économie nationale est appelé à être significatif. La région du Yaadga est un bassin majeur de production maraîchère, et la culture de la pomme de terre y est une source de subsistance et de résilience pour les populations. Avec cette usine, les producteurs locaux bénéficieront d’un débouché stable et pourront voir leurs récoltes transformées sur place, créant ainsi plus de valeur ajoutée burkinabè. Le ministre avait d’ailleurs, quelques jours plus tôt, visité des unités locales comme Faso Rissongo, témoignant de l’attention portée à l’ensemble de l’écosystème de transformation.
En engageant plus de 700 milliards de francs CFA en 2026 dans des secteurs prioritaires, dont l’industrie et le commerce, le gouvernement du Capitaine Ibrahim Traoré démontre que la conquête de la souveraineté économique n’est pas un slogan, mais un chantier tangible . La SOCOTRA à Ouahigouya en est la preuve éclatante : le Burkina construit, pierre après pierre, son indépendance industrielle.
Amen K.