La générosité du peuple burkinabè n’est plus à démontrer. Lancée le 14 novembre 2025, la campagne nationale de solidarité dénommée « Dɛmɛ Sira » a officiellement refermé ses portes le vendredi 13 février 2026 à Ouagadougou, lors d’un gala de clôture présidé par Ousmane Bougouma, Président de l’Assemblée législative de Transition. Représentant le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le président de l’institution parlementaire a salué une mobilisation exceptionnelle qui témoigne de la résilience et de l’union sacrée du peuple burkinabè autour des valeurs de partage et de fraternité.
Initiée par le ministère en charge de la Famille et de la Solidarité, cette campagne portait un nom évocateur : « Dɛmɛ Sira », qui signifie en langue dioula « la voie du secours » ou « le chemin de l’entraide ». L’ambition affichée dès le départ était claire : fédérer les énergies de tous les fils et filles du pays, où qu’ils se trouvent, pour transformer cet élan collectif en un soutien tangible et durable au profit des personnes les plus vulnérables de la Nation. En cette période où le Burkina Faso fait face à des défis sécuritaires et humanitaires d’une ampleur inédite, cette initiative visait à rappeler que la solidarité est l’un des piliers les plus solides de la résistance nationale.
Trois mois après son lancement, le bilan présenté par la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, est plus qu’honorable. Elle a annoncé, avec une légitime fierté, que « Dɛmɛ Sira » a permis de mobiliser la somme impressionnante de 970 millions de francs CFA. Au-delà de cet apport financier conséquent, qui servira à financer des projets sociaux d’envergure, ce sont d’importantes quantités de vivres, de vêtements et de matériels divers qui ont été collectées durant la période. Des denrées alimentaires, des fournitures scolaires, des kits sanitaires et des équipements de première nécessité ont ainsi été réceptionnés et sont en cours de redistribution sur l’ensemble du territoire, ciblant en priorité les personnes déplacées internes (PDI), les familles démunies et les orphelins.
La cérémonie de clôture, organisée sous forme de gala, n’avait donc rien d’une fin. Elle marquait plutôt une transition, un passage de relais entre la phase de collecte et celle, tout aussi cruciale, de la distribution et de l’accompagnement social sur le long terme. Le ministère de la Famille a d’ores et déjà annoncé que la gestion des fonds fera l’objet d’un suivi rigoureux et transparent, afin que chaque franc collecté parvienne à ses destinataires.
« Dɛmɛ Sira » restera dans les annales comme une belle page de l’histoire récente du Burkina Faso. En ces temps d’épreuves, elle a prouvé que la cohésion sociale reste le ciment de la nation et que l’entraide demeure le plus puissant des remèdes contre l’adversité. La voie du secours est désormais tracée ; il appartient à tous de l’emprunter et de l’entretenir, bien au-delà des campagnes officielles.
Amen K.